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La sécurité aérienne au menu de l’aviation mondiale

Abolition des règles obligeant les passagers à limiter le volume de " liquides ", introduction de scanners plus pointus, black list mondiale... Le programme de l'OACI sera chargé.

Organe issu des Nations Unies, l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) est représentée par les Etats. Tous les trois ans – on en est à la 37e édition -, une grand-messe réunit tous les membres représentés par des ministres (une quarantaine, cette fois-ci) et des hauts responsables d’administrations aéronautiques, ainsi que de nombreux observateurs. Ils seront 1.200 cette année qui se réuniront jusqu’à la fin de la semaine prochaine au siège de l’organisation à Montréal.

Au menu, les principaux thèmes réglementaires qui animent en ce moment l’aviation civile internationale (donc hors aspects commerciaux et financiers): la sûreté et la lutte contre le terrorisme, la sécurité aérienne, les conséquences du volcan islandais et la sécurité en général. Ce dernier occupe plus de la moitié de la documentation de base qui a été remise aux délégués.

Le grand public retiendra surtout qu’il sera question d’abolir les règles obligeant les passagers à limiter le volume de " liquides " et pâtes dans les bagages de cabine, mais cette mesure, si elle est adoptée, ne sera d’application qu’en 2013, comme cela était souhaité par la Commission européenne. Mais pour cela, il faudra que les aéroports disposent en revanche de scanners plus pointus et il n’est pas encore sûr que tous pourront en être équipés à l’horizon 2013, ce qui risque de se traduire par des règles différentes selon les pays. Tout ce que détestent les voyageurs qui aiment des dispositions claires.

Beaucoup plus importantes pourraient être les propositions de création d’une banque de données mondiale établissant une carte fiable de l’état des flottes mondiales, des caractéristiques de tous les avions, des contrôles effectués par l’IATA ou les administrations publiques, le nombre d’inspecteurs de celle-ci, etc. On n’est pas loin d’une espèce de " liste noire " mondiale qui répondrait à la promesse de l’OACI d’être plus transparente avec le public et les associations de voyageurs. Reste à voir qui pourra consulter cette banque de données et les interprétations qu’on pourra en faire.

Enfin, parmi d’autres points sur lesquels il faudra revenir (comme la criminalisation des enquêtes sur les accidents aériens), il sera beaucoup question d’environnement. En effet, le transport aérien souhaite ardemment que ce soit l’OACI qui se charge des réglementations relatives aux émissions de CO2 et pas les Etats individuellement. Or il se fait que la Commission européenne veut taxer toutes les compagnies qui survolent son territoire à partir de 2012 sur base du supplément de gaz émis par rapport à cette 2010.

Inutile de dire que le transport aérien n’est pas d’accord, mais surtout aussi certains Etats (ce sont eux qui décident en définitive) comme les Etats-Unis. Or, pour bien faire, une résolution commune de l’OACI pourrait mettre tout le monde d’accord lorsqu’on traitera sérieusement de l’aviation (2% des émissions mondiales de carbone) au prochain sommet sur le climat de Cancun en décembre.

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