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Le Brésilien Embraer prêt à céder aux avances de Boeing

©REUTERS

Le rapprochement qui se profile entre le géant nord-américain et le constructeur brésilien est destiné à contrer le partenariat Airbus-Bombardier.

Le rapprochement entre Embraer et Boeing se précise: le géant aéronautique nord-américain et le constructeur brésilien sont bel et bien en "discussions avancées" pour une alliance dans le secteur civil, a concédé un responsable d’Embraer, suite à de nouvelles informations faisant état d’un prochain mariage.

Cela fait des mois que des indiscrétions circulent sur un éventuel rapprochement, qui se heurtait jusqu’ici à l’avenir des activités militaires d’Embraer, sur lesquelles le gouvernement brésilien entend conserver un droit de regard.

Une entité séparée serait mise sur pied pour reprendre la division d’appareils militaires d’Embraer.

Selon les dernières informations disponibles, le schéma en passe d’être approuvé prévoirait une association entre les deux groupes au sein d’une coentreprise, placée sous le contrôle de Boeing et avec une participation minoritaire d’Embraer. Une entité séparée détenue intégralement par Embraer serait mise sur pied pour reprendre la division d’appareils militaires du constructeur brésilien.

Lors de l’annonce en décembre de discussions entre les deux parties, le gouvernement brésilien avait indiqué qu’il n’accepterait pas un tel mariage si son champion national devait perdre le contrôle de son pôle militaire, qui fabrique notamment des avions d’entraînement et de transport. Quand Embraer a été privatisé en 1994, le gouvernement brésilien a maintenu une "action privilégiée" (golden share) qui lui donne le pouvoir de décision sur la stratégie du groupe.

Troisième constructeur mondial avec près de 6 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 16.000 employés, Embraer est un des joyaux industriels du Brésil avec non seulement une gamme d’avions civils, militaires, mais encore de jets d’affaires.

La prise de contrôle des avions de ligne d’Embraer permettrait à Boeing de compléter son portefeuille en y ajoutant des appareils plus modestes d’une capacité allant jusqu’à 150 sièges et de regagner du terrain dans le segment des moyen-courriers face à Airbus, qui a noué un partenariat stratégique avec le Canadien Bombardier portant sur les avions C-Series. La clôture de ce partenariat a été officialisée dimanche, permettant à l’avionneur européen de proposer une gamme de monocouloirs de 100 à 240 sièges.

Face au C-Series, Embraer a lancé en 2013 la famille E-Jets E2, un programme de remotorisation de ses appareils, dont l’entrée en service est prévue à partir de 2018.

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