Le deal Asco-Spirit Aerosystems dans le viseur de l'Europe

©Dries Luyten

La Commission européenne émet des réserves quant à l'accord sur la vente du fabricant belge de pièces d'avion Asco à son concurrent américain Spirit Aerosystems, conclue en mai dernier. Le groupe américain retire temporairement son dossier de la table de la Commission.

Début mai, le fabricant belge de pièces d'avion Asco, situé à Zaventem, a été racheté par son concurrent américain Spirit Aerosystems pour 650 millions de dollars, soit 542 millions d'euros. 

Comme pour de nombreuses autres acquisitions majeures, ce rachat a été déposé à la Commission européenne. Mais les experts européens à la Concurrence ont émis des réserves sur cet accord. Ils souhaitent aujourd'hui que l'Américain réponde à quelques questions concernant la transaction.

Spirit Aerosystems a donc décidé de retirer temporairement le dossier de la table de la Commission. Le deal sera réenregistré "à temps" (dans les meilleurs délais). Selon Reuters, la date limite pour réenregistrer ce dossier est le 7 novembre, une fois les concessions de la part des entreprises impliquées actées. 

Spirit Aerosystems se dit confiant concernant la finalisation de la transaction, malgré ce tournant inattendu.

Pour rappel, Asco produit des composants pour l'industrie aéronautique. Elle fait partie, avec la Sonaca et la Sabca, des trois grands fournisseurs belges du secteur. Basée à Zaventem, l'entreprise aux mains de la famille Boas, s'est bâti une sérieuse réputation dans la conception et la production de pièces métalliques rigides pour les avions tels que lamelles et rabats. Un savoir-faire qui a rendu Asco incontournable dans presque tous les grands programmes aéronautiques civils, avec notamment à la clé des partenariats scellés avec Dassault, Embraer, Bombardier, Boeing ou encore Airbus. En outre, la société Asco a fourni des pièces pour le F-35, l'avion de combat de Lockheed Martin.

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