Le groupe Air France veut supprimer plus de 7.500 postes

Le gouvernement français a accordé un soutien de 7 milliards d'euros à Air France qui va, malgré tout, opérer des coupes sévères dans son personnel. ©AFP

Le choc lié à l'épidémie de Covid-19 a été sans précédent pour la compagnie aérienne française, comme pour ses rivaux internationaux, qui ont enchaîné ces dernières semaines les annonces de coupes claires dans leurs effectifs.

Le groupe Air France compte supprimer plus de 7.500 postes d'ici fin 2022, dont 6.560 (sur environ 41.000) au sein de la compagnie tricolore et plus de 1.000 au sein de la compagnie régionale Hop!, a appris l'AFP de sources syndicales ce mardi.

Au sein de la compagnie Air France, les suppressions de postes, exprimées en ETP (équivalents temps plein), passeront par des départs naturels non remplacés (environ 3.500) et par des départs volontaires pour l'essentiel, même si, de mêmes sources, des départs contraints ne sont pas exclus pour le personnel du réseau court-courrier.

Ces chiffres doivent être présentés officiellement aux organisations syndicales lors de comités sociaux et économiques (CSE) prévus vendredi.

Accélérer la transformation d'Air France

"La baisse durable d'activité et le contexte économique liés à la crise du Covid-19 imposent d'accélérer la transformation d'Air France"
La direction d'Air France

Contactée par l'AFP, la direction d'Air France dit vouloir réserver "la primeur de la présentation de ses orientations stratégiques et de leurs impacts en matière d'emploi aux partenaires sociaux et aux instances représentatives du personnel", qu'elle réunira vendredi 3 juillet au cours d'un CSE.

"La baisse durable d'activité et le contexte économique liés à la crise du Covid-19 imposent d'accélérer la transformation d'Air France", affirme-t-elle, en disant étudier "l'ensemble des outils" permettant d'ajuster ses effectifs à la baisse d'activité, "en privilégiant le volontariat et les mobilités".

7 milliards d'euros d'aide

L'État français, actionnaire d'Air France-KLM, a apporté un soutien financier de 7 milliards d'euros au groupe franco-néerlandais, dont 4 milliards de prêts bancaires garantis et 3 milliards de prêt direct, en lui demandant d'améliorer sa rentabilité et son impact environnemental.

Le choc lié à l'épidémie de Covid-19 a été sans précédent pour la compagnie française comme pour ses rivaux internationaux, qui ont enchaîné ces dernières semaines les annonces de coupes claires dans leurs effectifs: 22.000 chez le groupe allemand Lufthansa, 12.000 chez British Airways ou encore 10.000 pour l'américain Delta Air Lines.

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