Le réseau africain de Brussels Airlines sous pression

Photo Nadine Hutton/Bloomberg ©Bloomberg

Les prix des billets et les revenus du réseau africain de Brussels Airlines sont mis sous pression par une concurrence de plus en plus forte, a déclaré le patron de la compagnie aérienne, Bernard Gustin.

Brussels Airlines souffre de la forte concurrence, notamment celle de Turkish Airlines, sur le marché africain, a déclaré son co-CEO, Bernard Gustin à l’agence de presse Bloomberg. Le transporteur avait anticipé une croissance de 5% des ventes en Afrique et fait maintenant face à un déclin.

"L’Afrique est encore très forte, mais pas aussi forte que nous l’avions prévu", a-t-il reconnu. "Tout le monde parle de nouveaux concurrents, en particulier turcs. Nous souffrons beaucoup à cause d’eux".

Selon le CEO de Brussels Airlines, le nombre de passagers sur les routes africaines est plus élevé que les 716.000 de l'année dernière. La part de marché de la compagnie belge se maintient mais c'est au niveau des prix que le bât blesse.

Confronté à des pertes depuis plusieurs années, Brussels Airlines a décidé l'année dernière de mettre davantage encore l'accent sur les vols longs courriers et moins sur les vols intra-européens, où la concurrence est féroce.

Brussels Airlines assure 19 liaisons africaines et va développer prochaine son réseau transatlantique. La compagnie aérienne a aussi une division en République Démocratique du Congo, un marché historique pour le groupe.

Mais de plus en plus de compagnies aériennes lorgnent l'Afrique et son marché en forte croissance. Parmi ces compagnies, figurent Turkish Airlines mais aussi Emirates.

Comme Lufthansa, d’autres transporteurs européens tirent également profit de liens historiques pour gagner de la clientèle alors que le boom des matières premières soutient la demande dans les marchés du voyage les moins développés.

Les entreprises locales cherchent également à s’emparer d’une part toujours plus grande du trafic aérien en Afrique. Ethiopian Airlines, qui dessert déjà plus de 36 destinations sur le continent africain, a annoncé qu’elle prévoyait d’ouvrir un hub de transfert au Congo.

Bernard Gustin s'attend à ce que la croissance économique et l'émergence d'une classe moyenne en Afrique permettent la mise en place de nouvelles routes aériennes. "Si nous n'investissons pas, alors les autres nous mangeront."

Brussels Airlines table pour cette année sur une perte opérationnelle de maximum 20 millions d'euros.

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