Le Solar Impulse a atterri à Bruxelles

L'avion expérimental sans carburant Solar Impulse a atterri vendredi soir à Bruxelles au terme de son premier vol international treize heures après avoir quitté la Suisse, réussissant un nouveau test avant de tenter un jour un vol avec escales autour du monde.

L'appareil de l'aéronaute et médecin suisse Bertrand Piccard, piloté par André Borshberg, ingénieur de formation, avait décollé vers 06H40 GMT de l'aérodrome militaire suisse de Payerne (ouest) et s'est posé sans incident vers 19H40 GMT.

"C'est magnifique", s'est exclamé Bertrand Piccard, le concepteur de l'appareil.

"Avec ce vol, nous voudrions encourager les décideurs politiques à adopter des politiques énergétiques plus ambitieuses", avait dit à l'AFP, juste avant l'atterrissage, Bertrand Piccard.

Il a plaidé pour "un changement d'état d'esprit pour encourager les gens à utiliser de nouvelles technologies" vertes et cesser de gaspiller les énergies fossiles.

"C'est fou que l'humanité dépense un milliard de tonnes de pétrole par heure", a-t-il dit.

Son appareil d'une envergure de 64 mètres, soit l'envergure d'un géant des airs comme l'Airbus A340, ne pèse que 1,6 tonne, soit le poids d'une berline automobile, a-t-il fait remarquer.

Le vol de Solar Impulse a reçu le soutien de la Commission européenne.

L'appareil, sorte de libellule géante, était déjà entré dans l'histoire de l'aéronautique en effectuant un premier vol de 24 heures sans interruption et uniquement propulsé par ses panneaux solaires et ses batteries en juillet 2010.

Le prototype, dont les ailes sont recouvertes de 12.000 cellules photo-voltaïques alimentant quatre moteurs électriques d'une puissance de 10 chevaux chacun, avait alors survolé la Suisse à une altitude variant entre 150 m à 300 m et à une vitesse d'environ 50 km/h.

Cette fois il aura volé jusqu'à 3.600 mètres d'altitude, avec des pointes à 70 km/h.

Le prochain objectif de ce projet de 100 millions de francs suisses (75 millions d'euros) consiste à construire un second prototype, plus grand et doté de meilleures performances. Ce nouvel appareil doit effectuer à partir de 2013 un survol de l'Atlantique, stade auquel des pilotes chevronnés se joindront à l'expérience.

Le but final de l'équipe basée à Dübendorf, en Suisse, est de tenter un tour du monde en cinq étapes vers 2013 ou 2014.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés