Les 737 MAX cloués au sol jusqu'en 2020 plombent l'action

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Boeing espérait pouvoir faire redécoller ses appareils 737 MAX d'ici la fin de l'année. Selon le Wall Street Journal, la mise à jour et la certification des logiciels ne devraient pas permettre un retour dans les cieux avant 2020.

Boeing perdait 1,4% à 359,90 dollars ce lundi dans les échanges d'avant-Bourse à Wall Street. L'action réagissait à une information du Wall Street Journal (WSJ) selon laquelle le 737 MAX pourrait ne pas revoler avant 2020. La compagnie aérienne américaine American Airlines avait déjà avancé qu'elle maintiendrait ses Boeing 737 Max au sol deux mois de plus, soit jusque début novembre.

Le titre pâtit en outre de l'abaissement des objectifs de cours de Credit Suisse et de Citi. Le premier a ramené le sien de 435 à 425 dollars, le second de 450 à 430 dollars, tout en réaffirmant leur opinion positive sur la valeur.

Une longue procédure

Le 737 MAX est immobilisé au sol depuis la mi-mars, à la suite de deux accidents meurtriers. Boeing espère le faire revoler avant la fin de l'année, mais les procédures de remise à jour des logiciels et de certification devraient repousser la remise en service à 2020, écrit le WSJ qui cite des responsables de la FAA, l'agence américaine de l'aviation civile, et des dirigeants de syndicats de pilotes.

Boeing espère le faire revoler avant la fin de l'année mais les procédures de remise à jour des logiciels et de certification devraient repousser la remise en service à 2020.
The Wall Street Journal

Selon Robert Spingarn, analyste chez Credit Suisse, Boeing ne normalisera pas ses volumes de MAX avant 2022. "La procédure pour faire revoler le MAX semblant prendre plus de temps que ce que nous anticipions initialement, nous pensons que les retards de livraison persisteront jusqu'en 2021", écrit-il. S'il maintient sa recommandation sur l'avionneur à "surperformance", il a en revanche abaissé celle de Spirit AeroSystems, le principal fournisseur de Boeing, à "neutre" au lieu de "surperformance" avec un objectif de cours ramené de 101 à 83 dollars.

Credit Suisse a aussi réduit son objectif de cours pour Hexcel, autre sous-traitant de Boeing, à 71 dollars au lieu de 72 dollars. General Electric, dont la coentreprise CFM avec le français Safran fournit des moteurs pour le 737 MAX, recule pour sa part de 1,45% à 10,21 dollars en avant-Bourse à la suite d'un déclassement de UBS, qui, selon des traders, est passé d'"achat" à "neutre" sur la valeur.

À la clôture de vendredi, Boeing affichait une baisse de 13,5% depuis le crash d'un 737 MAX d'Ethiopian Airlines le 10 mars. Le recul atteint 21,6% pour Spirit AeroSystems alors que Hexcel a pris 16,6% et GE 8,2%. L'indice S&P 500 a, dans le même temps, progressé de 9,9%.

Les informations du Wall Street Journal ont contribué à hisser Airbus , le rival de Boeing, à un nouveau record de 129,82 euros à la Bourse de Paris lundi.

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