Les cieux restent sombres au-dessus de Brussels Airlines

Après des résultats semestriels en net recul, Brussels Airlines ne donne aucune prévision pour l'année 2020. ©REUTERS

La compagnie aérienne belge Brussels Airlines affiche une perte pour le premier semestre. Sa maison mère, Lufthansa, ne fait guère mieux pour le 2e trimestre avec la pire perte opérationnelle de son histoire.

Sans surprise, la compagnie aérienne Brussels Airlines termine son premier semestre sur une perte de 182 millions d'euros. Son chiffre d'affaires recule de 64% à 252 millions d'euros. "Le coronavirus, qui a paralysé l'aviation mondiale en seulement quelques semaines, a eu un impact dramatique sur les résultats financiers de Brussels Airlines au cours du premier semestre 2020", souligne la compagnie dans un communiqué. Les avions de vols réguliers Brussels Airlines sont restés au sol entre le 21 mars au 14 juin. Le transport de passagers a donc chuté de 67% au cours des six premiers mois.

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Le transport de passagers a chuté de 67% chez Brussels Airlines au cours des six premiers mois.


La compagnie affiche aussi une perte opérationnelle Ebit de 182 millions contre une perte de 36 millions d'euros un an auparavant).

La pire perte de l'histoire de Lufthansa

Sa maison mère Lufthansa ne fait guère mieux avec un revenu qui sur le seul deuxième trimestre chute de 80% à 1,9 milliard d'euros. La compagnie affiche aussi sa pire perte opérationnelle de ses 67 années d'histoire: 1,7 milliard d'euros. Le nombre de passagers a fondu de 96% sur la période d'avril à juin.

"Nous vivons une césure dans le trafic aérien mondial. Nous ne prévoyons pas que la demande revienne au niveau d'avant la crise avant 2024", indique Carsten Spohr, CEO.

La compagnie s'attend désormais à une année 2020 largement dans le rouge malgré l'augmentation de son offre. Comparé au niveau d'avant la crise, le groupe veut proposer au quatrième trimestre 55% de son offre de court et moyen courrier et 50% des long-courriers, contre 20% en moyenne en juillet.

"Nous vivons une césure dans le trafic aérien mondial. Nous ne prévoyons pas que la demande reviendra au niveau d'avant la crise avant 2024."
Carsten Spohr
CEO de Lufthansa

Plan social

Luftansa ne sera pas épargnée par une "restructuration en profondeur" de ses activités, ajoute Spohr. Il ajoute qu'il devient "irréaliste" de penser qu'il n'y aura pas de licenciements pour les 22.000 emplois actuellement sur la sellette.

Comme sa maison mère, Brussels Airlines a aussi pris des mesures pour réduire ses coûts. Le plan de redressement Reboot Plus, élaboré avant la crise du coronavirus, a été intensifié. Le plan social signé entre direction et syndicats prévoit le départ de 1.000 personnes sur 4.000.

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