Les pilotes de Brussels Airlines veulent le package TUI

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Les discussions traînant en longueur chez Brussels Airlines, beaucoup de pilotes mettent le cap sur Air France. Une dizaine du personnel navigant fera mouvement la semaine prochaine. Les pilotes sont prêts à accepter les mêmes conditions que leurs homologues de TUI.

C’est la désolation chez les pilotes de Brussels Airlines en raison de la lenteur des discussions sur les revendications du personnel navigant. La situation est telle que beaucoup d’entre eux ont décidé de carrément quitter le cockpit de la compagnie aérienne belge pour aller chercher leur bonheur sous d’autres cieux. Selon nos informations, une dizaine de pilotes sont sur le point de faire mouvement la semaine prochaine pour rejoindre les rangs d’Air France. "On se demande si les dirigeants de Brussels Airlines se rendent compte de la situation. Nous sommes déjà en sous-effectif de 12 pilotes pour l’été. Une dizaine de pilotes dont des commandants de bord ont déjà quitté la compagnie et la semaine prochaine, on va faire face à la défection d’un même nombre de nos confrères", nous a confié un pilote sous couvert de l’anonymat.

"On se demande si les dirigeants de Brussels Airlines se rendent compte de la situation. Nous sommes déjà en sous-effectif de 12 pilotes pour l’été."
pilote
Brussels Airlines

Hémorragie

D’après un autre, les pilotes de Brussels Airlines sont prêts à accepter les propositions faites par les dirigeants de TUI à ses pilotes. Il faut dire que le personnel navigant de la filiale de Lufthansa (dont le groupe lié le destin avec celui de sa filiale low cost Eurowings) a des contacts privilégiés avec leurs homologues de TUI Belgium. Ils ont donc eu vent des propositions qui sont sur la table de l’autre côté de la piste à Brussels Airport. Il serait donc question d’une augmentation salariale de 1%, d'une voiture de société, d’une carte essence et d’un téléphone avec abonnement payé par la compagnie aérienne. Par ailleurs, on proposerait aussi aux pilotes de TUI un montant de 750 euros pour chaque jour de congé où ils seront appelés à travailler. "Chez Brussels Airlines, on veut nous faire travailler pour rien. Les collègues sont prêts à accepter à des propositions du même type que chez TUI", sourit un commandant de bord de Brussels Airlines.

"Chez Brussels Airlines, on veut nous faire travailler pour rien. Les collègues sont prêts à accepter à des propositions du même type que chez TUI."
commandant de bord
Brussels Airlines

Selon nos informations, les négociations entre direction et représentants des pilotes vont reprendre demain et après-demain, mais les pilotes ne s'attendent pas vraiment à une amélioration des propositions déjà avancées par la direction de Brussels Airlines. Ils maintiennent leur mot d'ordre de deux jours de grève (encore à déterminer) durant le mois de juin. Par ailleurs, il nous revient que le ministre fédéral de l'Emploi et de l'Économie, Kris Peeters (CD&V) a reçu mercredi après-midi les syndicats de Brussels Airlines pour s'enquérir de la situation. Il leur a dit être à leur disposition pour les aider à trouver une solution.

La grève de deux jours met la pression sur Brussels Airlines. La compagnie aurait annulé plusieurs vols européens (une vingtaine) la semaine dernière et un autre long courrier le 20 mai (Bruxelles-Washington-Bruxelles) en raison d'un manque de pilotes. Contactée par nos soins, Brussels Airlines apporte des précisions. "C'est vrai que nous avons dû annuler plusieurs vols, mais pas pour les mêmes raisons. Nous en avons annulé sur des destinations européennes (Scandinavie, Italie, etc.) opérées pour nous par City Jet à cause de problèmes techniques chez eux. Pour le vol long courrier, c'est la conséquence de la grève de deux jours qui a bousculé les rôles des pilotes. On a dû faire appel à des pilotes qui étaient en congé, mais ils ont refusé", nous a répondu Wencke Lemmes, porte-parole de Brussels Airlines.

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