Les pilotes souhaitent voir leur profession reconnue comme métier pénible

©RV DOC

Les partenaires sociaux du secteur belge de l'aéronautique planchent sur une recommandation à adresser au ministre fédéral des Pensions Daniel Bacquelaine (MR), dans laquelle ils proposent de reconnaître le métier de pilote et celui du personnel navigant (hôtesses de l'air et stewards) comme métier pénible. Ce qui leur permettrait de partir plus tôt à la pension.

Longtemps, les pilotes ont pu prendre leur retraite à 55 ans mais cette possibilité a depuis été revue pour s'établir à 65 ans (et 67 à terme), moyennant certains aménagements de transition pour ceux qui sont actifs aujourd'hui. La reconnaissance en tant que métier pénible leur permettrait de partir à la pension de façon anticipée. Les employés de Brussels Airlines et TUI, entre autres, pourraient être concernés.

Filip Lemberechts du syndicat libéral estime que les pilotes entrent dans les critères fixés récemment par le gouvernement pour les métiers pénibles (charge physique importante, organisation du travail exigeante ou travail dangereux, complété par le stress). "Les pilotes travaillent dans un espace réduit, souvent loin de chez eux, doivent gérer une fatigue importante et travaillent de jour comme de nuit", explique le syndicaliste. Le fait que les pilotes gagneraient bien leur vie n'entre pas en ligne de compte pour la reconnaissance en tant que métier pénible, selon lui.

Place à la concertation

Si les critères sont fixés, le gouvernement Michel doit encore trouver à les définir plus précisément. Les partenaires sociaux doivent déposer des propositions détaillant quels métiers répondent aux critères. Le ministre Daniel Bacquelaine préfère ne pas s'exprimer sur la demande des pilotes. "Laissons la concertation sociale se pencher sur la question", a déclaré son porte-parole.

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