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Les syndicats du personnel de cabine SN: "Nous manquons d’interlocuteurs!"

©Photo News

Les propositions de la direction déposées mardi sur la table sont insuffisantes pour les représentants du personnel de cabine de Brussels Airlines. Mais ils veulent éviter la grève.

Ce mercredi, les syndicats représentant le personnel de cabine de Brussels Airlines (SN) se sont concertés, après la réunion de la veille avec la direction. Deux constats: les propositions de la direction (engagement de 20 ETP, notamment) sont insuffisantes et surtout, ils se désolent du manque d’interlocuteurs. «On a clairement affaire à des marionnettes qui appellent Lufthansa pour prendre des ordres; on n’est plus à l’époque de Monsieur Davignon qui osait trancher et faire face à ses partenaires», nous a déclaré Olivier Van Camp, Secrétaire syndical au Setca (FGTB).

C’est la raison pour laquelle les syndicats envisagent sérieusement de passer par la Fédération européenne du Transport (ETF) pour contacter leurs homologues allemands, afin de faire pression directement sur la Lufthansa. Ce n’est qu’une piste parmi d’autres.

"Il y aura sûrement des actions jusqu’à que nous voyions une nouvelle fois la direction (pas avant lundi, NDLR), mais nous ne voulons pas d’annulations de vol."
Olivier Van Camp
FGTB

La question est aussi de savoir ce que pensent les affiliés des syndicats qu’il est question de consulter. Mais là, il y a un risque, reconnaît un représentant syndical: «La base est assez remontée et est prête à faire grève, mais les délégués ne veulent pas handicaper les passagers qui ont déjà assez de soucis avec les formulaires sanitaires et les conditions de voyages qui changent.»

Petits désagréments ce week-end?

Olivier Van Camp confirme ce sentiment: «Il y aura sûrement des actions jusqu’à ce que nous voyions une nouvelle fois la direction (pas avant lundi, NDLR), mais nous ne voulons pas d’annulations de vol; tout au plus des retards. Et alors, plutôt ce week-end.»

« Le problème, nous explique-t-il, est que c’est un dossier assez technique et difficile à faire comprendre au grand public. Si bien qu’en cas de grève, toute justifiée soit-elle, on se mettrait tous les voyageurs à dos et pas qu’eux. »

«Puisque la direction de SN est aux ordres de Lufthansa, il faudrait peut-être demander que l’État belge joue son rôle!»
Didier Lebbe
CSC

De son côté, Didier Lebbe, Secrétaire permanent de la CNE (CSC) nous expliquait mardi soir que, «puisque la direction de SN est aux ordres de Lufthansa, il faudrait peut-être demander que l’État belge joue son rôle!» Et de s’expliquer: «Le gouvernement a prêté 290 millions d’euros à Brussels Airlines, pourquoi attendre un éventuel non-remboursement? C’est maintenant qu’il faut agir.» Un avis que partage Luc Martin, délégué CNE chez SN: «Quand Lufthansa devra rembourser, elle aura peut-être déjà pompé tout ce qu’il y a de mieux à SN et laisserait à l’État une coquille vide.»

Une éventualité qui en rappellerait une autre: «J’ai vécu la faillite de la Sabena et la situation actuelle me rappelle douloureusement ce qui s’est passé à l’époque» conclut Luc Martin.

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