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Les syndicats écrivent à Michael O'Leary, il se dit prêt à appliquer la loi belge

©BELGA

"Quand les travailleurs de Ryanair verront-ils respectés leurs droits fondamentaux?" Plusieurs syndicats ont écrit à Michael O'Leary, le CEO de la compagnie irlandaise. De son côté, le patron de dit prêt à appliquer la loi belge dès à présent et demande aux syndicats de reprendre les négociations.

"The law must not be negotiated, it must be respected..." "La loi ne doit pas être négociée mais respectée", ont écrit plusieurs syndicats, dont la CNE, au CEO de Ryanair, Michael O'Leary. Il s'est dit ce mardi prêt à appliquer la loi belge sur le travail dès que possible, "même avant 2019", et attend dès lors que les syndicats reviennent autour de la table pour négocier avec la compagnie aérienne irlandaise.

Pour rappel, une crise sévit depuis plusieurs mois chez Ryanair avec des mouvements de grève qui ont eu lieu l'été dernier et en septembre. Les syndicats réclament de meilleures conditions de travail et l'application de la législation nationale, dans chaque pays, pour les travailleurs.

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"À plusieurs occasions, vous avez déclaré que vous étiez prêt à respecter la législation locale. Nous vous demandons alors quelles mesures concrètes vous allez prendre pour respecter cela", lui demandent les syndicats. "Quand les travailleurs de Ryanair verront-ils respectés leurs droits fondamentaux?"

Pour ce faire, les représentants des travailleurs doivent constituer une délégation syndicale, ce qui semble prendre du temps, a constaté Michael O'Leary, l'administrateur délégué de l'entreprise, présent à Bruxelles pour annoncer de nouvelles routes au départ de la Belgique pour la prochaine saison d'été. Depuis Zaventem, Ryanair reliera ainsi Amman, Barcelone, Marrakech et Pise, tandis qu'elle en fera de même au départ de Charleroi vers Banja Luka (Bosnie-Herzégovine) et Palerme.

©AFP

"Je ne comprends pas pourquoi ils ne peuvent pas s'entendre. Et maintenant notre personnel en Belgique commence à leur mettre la pression pour savoir pourquoi cela traîne autant", a expliqué Michael O'Leary. D'après lui, il ne faudra ensuite pas négocier longtemps pour aboutir à un accord. Cela s'est récemment produit en Italie, un marché quatre fois plus important que le belge, a-t-il constaté. "Il n'y a donc pas de raisons pour que cela bloque."

Depuis la grève européenne menée le 28 septembre par le personnel de cabine de six pays européens, dont la Belgique, et par une partie des pilotes, aucune entrevue n'a eu lieu entre les parties et aucune n'est prévue pour le moment.

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