Lufthansa réduit ses ambitions de capacité chez Brussels Airlines

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Trimestriels décevants, coûts des carburants en hausse, concurrence accrue... pourtant le groupe Lufthansa maintient ses prévisions. Il réduit toutefois ses ambitions en termes de capacité. Et c'est Eurowings, qui abrite Brussels Airlines, qui en fait les frais.

Trimestre difficile pour le groupe de transport aérien, Lufthansa . La maison mère de Brussels Airlines creuse sa perte trimestrielle. En cause: la concurrence en Europe, mais surtout le prix des carburants. Une situation qui ne semble guère s'améliorer. Au total, Lufthansa devrait dépenser cette année quelque 6,8 milliards d'euros en carburant. La facture avait déjà augmenté de 850 millions par rapport à 2017. Toutefois, le groupe germanique confirme ses prévisions annuelles, à savoir une marge opérationnelle ajustée comprise entre 6,5% et 8% (7,9% en 2018).

Du côté des capacités, un frein va être mis sur la croissance (+1,9% cet été contre les +3,8% annoncés). Eurowings, la division low cost qui abrite Brussels Airlines, ne sera pas épargnée. Fini les ambitions de croissance des capacités de 2% cette année pour les deux marques. Les compteurs sont remis à zéro.

"Après une forte croissance l'an dernier, le focus est mis cette année sur la profitabilité", indique Kim Daenen, de Brussels Airlines. L'an dernier Eurowings avait en effet ouvert une nouvelle base à Dusseldorf et repris la flotte d'Air Berlin. Cette remise à zéro des ambitions de croissance de la capacité est considérée chez Brussels Airlines comme un ajustement tel que régulièrement opéré. 

"La filiale à bas coût de Lufthansa", indique-t-on dans le chef des analystes, "n'a généré que 13,4% des revenus du trafic du groupe au cours du premier trimestre. Elle a connu l'an dernier des difficultés en raison des frais d'intégration de Air Berlin. Le low cost n'est donc pas un segment dont Lufthansa veut dépendre."

Une déception anticipée

Le trimestre décevant est-il une surprise? "Le premier trimestre est traditionnellement faible pour des compagnies aériennes", fait savoir Lufthansa dans un communiqué. De plus, il y a quelques jours, la compagnie avait déjà de manière anticipée évoqué une perte opérationnelle ajustée de 336 millions d'euros, un chiffre donc confirmé.

Entre janvier à mars, le groupe allemand affiche une perte nette de 342 millions d'euros, contre une perte de 39 millions un an auparavant. Le chiffre d'affaires ressort en hausse de 3%, à 7,9 milliards d'euros, alors que les charges liées au carburant étaient 202 millions d'euros plus élevées que sur la même période en 2018.

Le groupe ne donne par ailleurs aucune précision sur les résultats financiers de ses divisions. Rien donc sur Brussels Airlines.

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