Nuisances sonores des avions: quelles conséquences?

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Evelyne Huytebroeck accuse Melchior Wathelet d'avoir renforcé le survol de Bruxelles depuis la mise en service du nouveau plan de vol des avions. Un groupe de travail va analyser les conséquences, en termes de nuisances, des mesures appliquées depuis le début du mois de février pour gérer le trafic aérien à l'aéroport national.

Une réunion était organisée ce mercredi entre le secrétaire d'Etat à la Mobilité Melchior Wathelet et la ministre bruxelloise de l'Environnement Huytebroeck concernant le dossier des nuisances des avions. Cela fait un moment que la ministre bruxelloise de l'Environnement (Ecolo) reproche au secrétaire d'Etat (cdH) de charger Bruxelles en bruits d'avions....

Melchior Wathelet et Evelyne Huytebroeck ont convenu mercredi de confier à un groupe de travail l'analyser des conséquences, en termes de nuisances, des mesures appliquées depuis le début du mois de février pour gérer le trafic aérien à l'aéroport national.   

Ces mesures sont entrées en vigueur à l'initiative du secrétaire d'Etat, en application stricte selon lui, des mesures du gouvernement fédéral prises en 2008 et 2010. Elles engendrent un surcroît de plaintes en Région bruxelloise, survolées de partout, soutient la ministre Huytebroeck.    

La réunion d'une heure et demie entre les deux mandataires mercredi matin a confirmé leur lecture divergente de l'impact de ces mesures. "On reste sur des vues très différentes", a ainsi concédé la ministre bruxelloise à l'issue de la réunion. "Je continue à penser qu'il ne fallait pas appliquer ces mesures avant d'avoir un accord de coopération entre les différentes entités dans ce dossier et avant d'avoir mis sur pied l'institut de contrôle indépendant prévu aux aussi dans l'accord de gouvernement fédéral."
    
Pour la ministre bruxelloise écologiste, dont la formation est dans l'opposition au fédéral, "on a fait les choses à l'envers, alors que nous avions averti en 2012 que la mise en oeuvre de ces mesures allaient poser problème".     

Par ailleurs, la ministre bruxelloise s'est défendue d'avoir voulu "faire un coup électoral" dans ce dossier. "Les plaintes, je ne les ai pas inventées... J'ai signalé que 60% des PV d'infraction aux normes bruxelloises de bruit avaient été commis entre 6h00 et 7h00 du matin et rappelé mon plaidoyer pour un report de 6h00 à 7h00 de la fin de la période de nuit", a-t-elle encore dit.

 

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