Philippe Verdonck est le nouveau patron de l'aéroport de Charleroi

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BSCA s'est trouvé un nouveau CEO, il s'agit de Philippe Verdonck.

Le successeur de Jean-Jacques Cloquet, qui a annoncé son départ à la tête de l'aéroport carolo pour Pairi Daiza l'été dernier, est trouvé. Philippe Verdonck, d'origine flamande, vient d'être désigné à l'unanimité par les membres du conseil d'administration comme CEO de BSCA. 

"Il a des qualités managériales indéniables et est très fort en business opérationnel. On sent également une vraie capacité d'écoute et une volonté d'être attentif au dialogue avec les organisations syndicales", réagit le président de l'aéroport carolo Laurent Levêque. 

L'homme a une assez longue expérience dans le cargo aérien (Nippon express, Worldwide Flight Services), dans les vols passagers (American Airlines, Korean). Il est actuellement general manager de WFS.

Plusieurs noms avaient été proposés, dont ceux de Denis Knoops, l'ancien patron de Delhaize qui avait mené la restructuration de la marque au Lion, et Françoise Barrard, une Française en charge de la gestion des activités d'Air France à l'aéroport de Paris. 

Un temps qualifié de flamand par la presse, on insiste chez BSCA que Philippe Verdonck est parfait bilingue depuis la tendre enfance. Originaire d'Overijse, l'un de ses parents étant francophone, il alternait les deux langues à la maison. Il a étudié le commerce à Anvers. Philippe Verdonck parle évidemment très bien l'anglais, ce qui est essentiel dans le secteur aérien. Il parle aussi italien, ce qui ne doit pas être pour déplaire à l'actionnaire privé de l'aéroport, le groupe italien Save, qui détient 27,65% de l'aéroport. 

"On sait d’où vient de l’aéroport de Charleroi, un aéroport familial qui a grandi et qui veut garder une âme. Notre nouveau CEO veut garder cet esprit", ajoute Levêque. "Son idée n’est pas de tout modifier. Il veut s’intégrer dans une structure avec l’équipe existante. Il a évidemment des projets très concrets et des projets ambitieux également", ajoute-t-il. 

La date d'entrée en fonction du nouveau CEO n'est pas encore connue, mais devrait intervenir d'ici "un mois ou deux".

Les 5 missions du futur CEO de BSCA

Jean-Luc Crucke (MR), le ministre en charge de la politique aéroportuaire en Wallonie, a de son côté suivi de près la nomination du futur patron de l’aéroport de Charleroi. Simple observateur dans la procédure de sélection des candidats, il dresse aujourd’hui pour L'Echo les 5 missions qui attendent le successeur de Jean-Jacques Cloquet, l’ancien CEO parti début janvier diriger le parc animalier de Pairi Daiza.

  • Paix sociale : cette paix sociale, c’était un peu la marque de fabrique de Jean-Jacques Cloquet. Le nouveau CEO doit maintenir une paix sociale forte. Nous avons à Charleroi des syndicats qui sont très responsables de leur outil économique. Il faut que cela continue ainsi. Le dialogue sera important. »
  • Redevenir rentable : « Aujourd’hui l’aéroport perd de l’argent. Une entreprise doit gagner de l’argent. Le CEO doit attendre ce message. Pour y parvenir, le CEO va devoir diversifier les sources de revenus de l’aéroport et en refaire une affaire rentable. »
  • Diminuer la dépendance à Ryanair :  C’est un des cailloux dans la chaussure de l’aéroport de Charleroi. « Il doit se diversifier. Aujourd’hui, Ryanair occupe 70% de la clientèle. Une diversification semble stratégiquement importante. Il faut diminuer la dépendance à l’égard de Ryanair. »
  • Un hub intercontinental : Le ministre range ce point dans la catégorie des défis. « Il faut faire de BSCA un hub en accueillant des vols intercontinentaux. Cela a été fait avec Air Belgium mais il faut continuer. L’allongement de la piste est un élément technique qui doit permettre d’y arriver. Mais il n’y a pas que la piste. C’est un vrai défi pour l’avenir. »
  • Aéroport bas carbone : « Il faut inscrire BSCA dans un management bas carbone. Trop peu a été fait par rapport à l’aéroport de Liège ou de Zaventem. Pour un aéroport, c’est un véritable challenge aujourd’hui. »

 

 

 

 

 

Jean-Luc Crucke (MR), le ministre en charge de la politique aéroportuaire en Wallonie, suit de près la nomination du futur patron de l’aéroport de Charleroi. Simple observateur dans la procédure de sélection des candidats, il dresse aujourd’hui les 5 missions qui attendent le successeur de Jean-Jacques Cloquet, l’ancien CEO parti début janvier diriger le parc animalier de Pairi Daiza.

 

Paix sociale : cette paix sociale, c’était un peu la marque de fabrique de Jean-Jacques Cloquet. Le nouveau CEO doit maintenir une paix sociale forte. Nous avons à Charleroi des syndicats qui sont très responsables de leur outil économique. Il faut que cela continue ainsi. Le dialogue sera important. "

 

Redevenir rentable : " Aujourd’hui l’aéroport perd de l’argent. Une entreprise doit gagner de l’argent. Le CEO doit attendre ce message. Pour y parvenir, le CEO va devoir diversifier les sources de revenus de l’aéroport et en refaire une affaire rentable. "

 

Diminuer la dépendance à Ryanair :  C’est un des cailloux dans la chaussure de l’aéroport de Charleroi. " Il doit se diversifier. Aujourd’hui, Ryanair occupe 70% de la clientèle. Une diversification semble stratégiquement importante. Il faut diminuer la dépendance à l’égard de Ryanair. "

 

Un hub intercontinental : Le ministre range ce point dans la catégorie des défis. " Il faut faire de BSCA un hub en accueillant des vols intercontinentaux. Cela a été fait avec Air Belgium mais il faut continuer. L’allongement de la piste est un élément technique qui doit permettre d’y arriver. Mais il n’y a pas que la piste. C’est un vrai défi pour l’avenir. "

 

Aéroport bas carbone : " Il faut inscrire BSCA dans un management bas carbone. Trop peu a été fait par rapport à l’aéroport de Liège ou de Zaventem. Pour un aéroport, c’est un véritable challenge aujourd’hui. "

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