Primera Air, première low cost long-courrier bientôt à Bruxelles

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Le low cost long-courrier trouvera-t-il sa place à Bruxelles? Si les expériences passées n’ont pas été concluantes, la donne a changé. Et les exigences des passagers aussi.

À partir du 9 mai 2019, la compagnie danoise Primera Air assurera des vols à bas prix de Bruxelles en direct sur New York. Un mois plus tard, le 2 juin, démarreront des liaisons sur Boston et Washington.

149
dollars
Tous les vols sont d’ores et déjà disponibles à la vente au prix d’appel de 149 dollars le segment de vol (donc, le double pour l’aller-retour) sur New York et Boston et 199 euros sur Washington.

Tous les vols sont d’ores et déjà disponibles à la vente au prix d’appel de 149 dollars le segment de vol (donc, le double pour l’aller-retour) sur New York et Boston et 199 euros sur Washington. Lesquels seront assurés en Boeing 737 Max 9, la toute nouvelle version du populaire biréacteur de 180 places (en deux classes). Sauf qu’il s’agit a priori d’un moyen-courrier qui transportera 16 passagers en Premium et 173 en Economy dans la configuration prévue, avec une autonomie de 6.658 kilomètres, selon les chiffres du constructeur. Il faudra que les circuits d’attente ne soient pas trop longs en approche à New York.

Bien sûr, les 149 euros ne concernent que le prix du siège: un fauteuil avec un écartement de 30 pouces (76 centimètres). Pour les extras, dont un peu d’espace supplémentaire, il faudra douiller, comme d’habitude, sur les low cost (LCC). New York sera desservie tous les jours, Boston quatre fois par semaine et Washington trois fois. Cela risque de faire du mal à Brussels Airlines ou United, quoique Bernard Philippart (agence de voyages Travex) nous assurait hier midi qu’"on trouve des tarifs correspondants sur United (sur Newark), Delta et Brussels (sur JFK) si on s’y prend à temps".

97 destinations dans 23 pays

Initialement, la compagnie a été créée en 2003 en Islande sous le patronyme "JetX". Cinq ans plus tard, le groupe touristique danois Primera Travel Group (Solresor, Tours Bravo, etc.) a racheté la compagnie et l’a rebaptisée fort logiquement de son propre patronyme. Primera Air a créé alors une filiale à Riga, en Lettonie, Primera Air Nordic, parallèlement à Primera Air Scandinavia, dont la base principale est Billund.

Tout comme TUIfly bien connue chez nous (ex-Jetair), Primera assurait des vols pour les principaux voyagistes scandinaves, avant de vendre les sièges non occupés sous forme de vols "secs" (sans paquets voyages.) C’est ainsi que Primera a évolué comme TUIfly vers le concept de compagnie régulière hybride, avec deux types de clientèle. Celle, touristique venant d’Islande, Finlande, Danemark, Suède…, vers le Bassin méditerranéen, la façade atlantique, les Îles Canaries, les Açores, mais aussi la Bulgarie ou la Turquie avec hôtels et excursions compris. Et puis celle qui ne demande que la liaison aérienne.

Avec actuellement 97 destinations dans 23 pays (un demi-million de passagers transportés l’an dernier), les ambitions de la compagnie grandissent. Dix Boeing 737 Max 9 (ceux qui seront mis en ligne sur Bruxelles) ont été commandés et livrables dès 2019. Ils rejoindront la flotte de dix 737-800 et 737-700. S’y ajouteront huit Airbus A321 Neo (dont deux en version long range) qui devraient en toute logique trouver leur place sur le réseau long-courrier (donc transatlantique).

Le low cost long-courrier trouvera-t-il sa place à Bruxelles? Il y a eu des expériences (Capitol, People Express, Laker, Braniff…) dans le passé qui n’ont pas été concluantes. Mais la donne a changé. Et les exigences des passagers aussi. Le "no frill" (régime spartiate) a peut-être vécu, mais sait-on jamais? Les compagnies de réseaux doivent en tout cas se préparer.

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