Remplacer les contrôleurs aériens civils par des militaires? Reynders et Bellot disent non!

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Les tensions sociales au sein de l'entreprise publique skeyes n'en finissent pas de provoquer des remous dans le monde politique. Pour Didier Reynders et François Bellot, c'est impossible de remplacer les contrôleurs aériens civils par des militaires, comme l'a suggéré Ben Weyts.

Les ministres fédéraux de la Défense et de la Mobilité, Didier Reynders et François Bellot, ont insisté ce jeudi sur l'impossibilité actuelle de mettre à contribution des contrôleurs aériens militaires pour pallier le manque de contrôleurs civils auprès de l'entreprise publique Skeyes, chargée de contrôler l'espace aérien belge, dont certains se déclarent malades avant de prendre leur service.

Les deux catégories de contrôleurs ne disposent pas des mêmes équipements et une correspondance des licences, ont souligné les deux ministres MR lors d'une visite à la base aérienne de Florennes.µ

"Nous ne pouvons pas laisser prendre en otage nos aéroports, notre économie et nos vacanciers par des contrôleurs aériens soit-disant malades."
Ben Weyts

Le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), avait suggéré mercredi de mettre en stand-by les contrôleurs aériens de la Défense pour pallier le manque de contrôleurs aériens de Skeyes. "Nous ne pouvons pas laisser prendre en otage nos aéroports, notre économie et nos vacanciers par des contrôleurs aériens soit-disant malades", avait-il indiqué.

Les deux départements ont prévu l'intégration graduelle de l'espace aérien belge, militaire et civil. Ce qui va se traduire par le déménagement prochain des contrôleurs militaires Semmerzake (Flandre orientale) vers les locaux de Skeyes à Steenokkerzeel, juste à côté de l'aéroport de Zaventem, pour un travail en collaboration avec leurs collègues de l'aviation civile.

"Aujourdhui, les (contrôleurs) militaires ont des licences militaires et les civils des licences civiles", a expliqué Bellot. "Il faut former les contrôleurs de part et d'autre pour qu'ils partagent les mêmes équipements, les mêmes technologies, les mêmes procédures pour obtenir les mêmes licences. Et cela, ça prend deux ans", a ajouté le ministre de la Mobilité.

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