Ryanair supprime un de ses quatre avions à Bruxelles-National

Ryanair attend toujours la livraison d'un Boeing 737 MAX pour sa base de Bruxelles. ©AFP

Avec la prolongation de la suspension de livraison du Boeing 737 MAX, Ryanair réduit sa flotte à Bruxelles. À ce stade, aucune autre précision n'a été donnée. La direction rencontrera jeudi le personnel stationné à Bruxelles.

Alors que la rumeur circulait depuis plusieurs jours parmi les pilotes, Ryanair  confirme son intention de supprimer un des quatre avions stationnés à Bruxelles-National. La compagnie à bas coût, qui prévoit d'informer son personnel et sa délégation syndicale jeudi matin, explique cette décision par le retard de livraison de ses Boeing 737 MAX, dont un était prévu pour Bruxelles.

Dans les rangs syndicaux, on souligne qu'il n'est pas normal d'être informé par la rumeur d'un tel changement dans la flotte. "Normalement, on prévient d'abord la délégation syndicale via un conseil d'entreprise extraordinaire", affirme Didier Lebbe, CSC. Anita Van Hoof, SETCa, prévoit, pour sa part, d'interroger le président de la commission paritaire sur la question.  

Que cache cette décision?

Pour l'heure, les informations sont plus que parcellaires. Ryanair affirme tout au plus que "le délai inattendu de livraison du nouvel appareil a malheureusement mené à pourvoir à des réductions supplémentaires pour la prochaine saison estivale". Le département commercial a donc décidé de supprimer dès le 20 avril un appareil sur sa base bruxelloise. Parmi les 135 Boeing 737 MAX commandés par Ryanair, un était attendu à Bruxelles, notamment pour permettre à la compagnie low cost d'éviter les amendes pour nuisances sonores.

Le département commercial a donc décidé de supprimer dès le 20 avril un appareil sur sa "base" bruxelloise.

Cette suppression est-elle temporaire jusqu'à ce que l'appareil soit livré? La base bruxelloise sera-t-elle la seule affectée ou il y aura-t-il des répercussions sur Charleroi? Va-t-il y avoir un impact sur les quelque 90 membres du personnel de cabine et les dizaines de pilotes stationnés à Bruxelles? Cette annonce va-t-elle remettre en cause l'offre proposée par Ryanair au départ de Bruxelles? Les syndicats espèrent au plus vite une réponse à toutes ces questions.

Ryanair travaille en étroite collaboration avec les syndicats de pilotes et du personnel naviguant (BeCA, CNE, LBC) pour minimiser l'impact sur nos employés.
Hélène Bégasse
porte-parole de Ryanair

A l'Echo, la direction affirme: "Ryanair travaille en étroite collaboration avec les syndicats de pilotes et du personnel naviguant (BeCA, CNE, LBC) pour minimiser l'impact sur nos employés. Cependant, nous avons une disponibilité très limitée pour les pilotes et le personnel naviguant basé cet été en raison des réductions de capacité susmentionnées."

La Belgique jusqu'ici épargnée

La compagnie avait annoncé à l'automne le lancement de quatre nouvelles lignes au départ de la Belgique (depuis Bruxelles: Catane, Cracovie et Séville et depuis Charleroi: Tel-Aviv). Une bonne nouvelle alors que suite à la concurrence, aux coûts croissants du carburant et aux déboires de Boeing, Ryanair avait annoncé en juillet dernier la fermeture de bases, la suppression de vols dès la période hivernale et un impact possible sur 900 emplois.

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