Ryanair veut ouvrir un centre de maintenance à Gosselies

©Bloomberg via Getty Images

Le champion du low cost a fait part de son intention d’implanter, en bordure de piste, un centre de maintenance technique pour ses appareils. Dans un second temps, ses techniciens pourraient même intervenir sur les avions d’opérateurs tiers. La Sonaca dispose du terrain idéal… et se dit même prête à collaborer au projet.

Décidément, les projets fourmillent en bord de pistes à Charleroi. C’est aujourd’hui au tour de Ryanair d’apporter de bonnes nouvelles pour le deuxième aéroport du pays, en pleine phase d’expansion suite à l’inauguration de son nouveau terminal. La compagnie low cost irlandaise a ainsi fait connaître au staff opérationnel de Charleroi Airport son intention d’implanter, aux abords immédiats de la piste de Gosselies, un centre de maintenance technique pour son matériel volant, voire éventuellement pour les appareils d’opérateurs tiers.

Masse critique

Si ce projet a déjà été vaguement évoqué dans le passé, il trouve aujourd’hui toute sa pertinence avec l’extension des infrastructures d’accueil de l’aéroport régional mais aussi du parking avion. Des investissements qui permettront aux compagnies aériennes de baser, dès la prochaine saison estivale, 29 appareils de nuit à Charleroi contre 22 dans la configuration actuelle.

29 avions "basés"
Dans sa nouvelle configuration, l’aéroport de Charleroi pourra loger 29 avions de nuit contre 22 actuellement.

L’enjeu pour Ryanair est – tout le monde l’aura compris – de disposer d’une masse critique suffisante d’avions avant de se lancer sur place, à Gosselies, dans une activité de maintenance. Ce type d’intervention s’opérant nécessairement de nuit.

Quinze ans après y avoir implanté sa première base continentale en 2001, la compagnie irlandaise reste de loin le 1er client de l’aéroport carolo. Ses avions assurent près de 80% du trafic avec un peu moins de 80 destinations desservies sur quelque 150. Aujourd’hui, Michael O’Leary et sa compagnie "basent" une quinzaine de Boeing 737-800 sur le tarmac de Gosselies.

La Sonaca à bord?

Si l’intention irlandaise d’investir dans un centre de maintenance carolo se confirme, il restera à ses dirigeants à trouver un hall ou un terrain susceptible de répondre à ce nouveau business potentiel. Or, ce terrain vierge existe… Il est idéalement situé en bordure de piste, mais est aujourd’hui la pleine propriété de l’équipementier Sonaca. Une Sonaca qui ne dit pas non à une location… voire même à une collaboration avec le champion des vols low cost.

"Nous sommes évidemment ouverts à rencontrer les dirigeants de Ryanair, ce qui devrait s’organiser courant janvier, pour étudier avec eux la cession ou la location de tout ou partie du terrain convoité", confie Bernard Delvaux, CEO du groupe Sonaca.

Bernard Delvaux voit même plus loin en suggérant, compte tenu de la capacité technique et de l’organisation opérationnelle des équipes de Sonaca, des formes de partenariat avec la compagnie irlandaise.

Selon l’ampleur du projet, entre 20 et 30 emplois pourraient être créés.

"Mais, je le répète, tout est à construire."
Bernard Delvaux
CEO de Sonaca

"Mais, je le répète, tout est à construire, en précisant bien qu’il n’y a aucun effet mécanique entre le terrain que nous céderions et un quelconque intérêt que nous marquerions pour la reprise de certains espaces ou bâtiments que va libérer Caterpillar l’an prochain suite à son annonce de fermeture", insiste Delvaux.

Pour le patron de la Sonaca, aucune délocalisation des sites actuels vers des halls de CAT n’est envisagée "les marques d’intérêts qui pourraient être les nôtres ne se justifiant que pour le lancement de nouveaux projets industriels", conclut le CEO de Sonaca.

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