Ryanair veut supprimer plus de la moitié de ses emplois belges

Face à la pandémie et à son évolution imprévisible, Ryanair n'a pas cessé de revoir à la hausse ses intentions de suppressions d'emploi. ©REUTERS

Trois mois, trois annonces. En juillet, Ryanair annonçait la suppression de 84 postes. Désormais, on en est à 266 sur les quelque 500 emplois belges.

Ryanair revoit encore à la hausse ses intentions de réduction de l'emploi belge. Au total, la compagnie aérienne low cost pourrait supprimer plus de la moitié son effectif belge tant à l'aéroport de Charleroi qu'à celui de Bruxelles-National.

En juillet, la compagnie annonçait 84 emplois supprimés sur 500. Mi-septembre, ce chiffre passait à 172 (106 pilotes et 66 membres du personnel de cabine). Désormais, il est question de 200 emplois supprimés, rien que pour le personnel de cabine, soit 266 personnes au total. Les syndicats ont été prévenus par webcast.

266
emplois
Ryanair veut supprimer 266 emplois en Belgique, dont 84 font déjà l'objet d'une procédure Renault.

Ceux-ci rappellent que cette troisième annonce en trois mois intervient alors que la phase 1 de la procédure Renault est en cours. Pour la CNE, c'est tout simplement une nouvelle preuve du mépris de Ryanair vis-à-vis des législations belge et européenne.

La CNE et son pendant flamand, l'ACV Puls, ont appelé le ministre compétent, Pierre-Yves Dermagne (PS), et l’Inspection sociale à prendre leurs responsabilités afin de faire respecter la loi à Ryanair.

En cause: le coronavirus

Ryanair a déjà annoncé plus de 3.000 pertes d'emplois en Europe. Des accords ont été passés dans certains pays pour réduire les salaires. En Belgique, la procédure Renault, entamée en juillet, vise le licenciement de 44 pilotes et 40 hôtesses et stewards.

"Nous pensons que l'offre d'hiver représentera environ la moitié de notre offre habituelle pour la saison, mais nous ne sommes même pas sûrs que ces sièges seront réservés."
Michael O'Leary
Patron de Ryanair

Compte tenu de la pandémie actuelle, il est compliqué d'anticiper l'évolution des choses, relevait récemment Michael O'Leary, le patron de Ryanair. "La saison d'hiver sera très difficile, c'est une certitude.  Nous pensons que l'offre d'hiver représentera environ la moitié de notre offre habituelle pour la saison, mais nous ne sommes même pas sûrs que ces sièges seront réservés."

La semaine dernière, la compagnie avait annoncé une nouvelle réduction de ses capacités. La compagnie aérienne irlandaise volera désormais cet hiver à 40% de ses capacités, contre 60% prévu auparavant.

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