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Sabca en bénéfice malgré la crise

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En dépit de la crise économique, de la baisse de commandes d’avions d’affaires, ainsi que des retards pris par de grands programmes aéronautiques comme l’Airbus A380 ou l’A400M, le groupe Sabca a pu terminer l’année 2009 avec un bénéfice d’exploitation de 15,72 millions d’euros.

Bruxelles (L'Echo) -  En dépit de la crise économique, de la baisse de commandes d’avions d’affaires, ainsi que des retards pris par de grands programmes aéronautiques comme l’Airbus A380 ou l’A400M, le groupe Sabca a pu terminer l’année 2009 avec un bénéfice d’exploitation de 15,72 millions d’EUR et un bénéfice net de 12,55 millions, le chiffre d’affaires s’étant élevé à 143,07 millions d’EUR.

L’entreprise aéronautique belge qui a des activités dans les trois régions, a pu profiter de la bonne tenue du programme Airbus A330 qui sera à terme remplacé par l’A350 sur lequel la Sabca continuera à fournir les volets sustentateurs et carénages, contrat signé l’an dernier.

En revanche, la société a souffert de l’arrêt de la production d’A340, des cadences de production de l’A380 plus faibles que prévues (seuls 15 unités seront livrées cette année, au lieu de 20) et des retards dans le développement de l’avion militaire A400M, dont la reprise des travaux ne devrait recommencer que l’an prochain, après 3 ans d’arrêt.

Côté spatial, l’entreprise bénéficiera de 35 nouveaux contrats pour la fusée Ariane 5 et du démarrage du programme de mini-fusée Vega. La Sabca a également renouvelé, dans le domaine militaire, un contrat d’entretien des avions tactiques A-10 des forces US en Europe pour cinq ans et poursuit ses travaux d’entretien sur avions F-16, Mirage F1 ou Alpha Jet.

Pour 2010, Daniel Blondeel, le directeur général, estime que la Sabca devrait enregistrer une légère décroissance de son activité, en raison de la sensible baisse de commandes. Elle ne devrait pas profiter immédiatement de la baisse du dollar, les couvertures ayant été signées jusque 2012. P.A. 

Pour la Sabca, les risques en dollars ne représentent finalement que quelque 10% du chiffre d’affaires a tenu à rappeler Raymond De Dobbeleer, directeur financier, hier après-midi à l’assemblée générale qui s’est tenue au siège de Haren : " Nous essayons d’acheter un maximum en dollars et pour le solde, nous ne jouons pas la spéculation, mais les opportunités en fonction de taux qui sont compatibles avec nos budgets. Raison pour laquelle nous sommes couverts jusque 2012 et même un peu plus. "

A quoi, Remo Pellichero, président du conseil d’administration devait ajouter : " Si le dollar continue à baisser et si certains sont prêts à nous couvrir pour passé 2012, nous ne manquerons pas de saisir ces nouvelles opportunités. "

Les commandes de 2009 de la Sabca se sont élevées à 134 millions d’EUR et le carnet de commandes s’élève aujourd’hui à 371 millions (3 millions de moins qu’un mois plus tôt), soit 2,5 années d’activité.

L’an dernier, la maison-mère a investi pour quelque 14,37 millions d’EUR, notamment dans une nouvelle machine UGV à Haren et dans un autoclave géant pour la filiale de Lummen (Limbourg).

La maison-mère a réalisé un chiffre d’affaires de 136,69 millions d’EUR, un résultat d’exploitation de 6,21 millions et un bénéfice net après impôts de 5,52 millions.

Moyennant un bénéfice à reporter de 25,1 millions d’EUR, la rémunération du capital a été portée à 1,82 million, avec l’accord de l’assemblée générale.

Pour chacune des 2,4 millions d’actions, cela signifie un dividende brut de 0,76 EUR et de 0,57 EUR net, payable à partir du 3 juin. La participation bénéficiaire du personnel s’établit à un peu plus de 687.000 EUR.

2.245.747 actions étaient représentées par six actionnaires à l’assemblée générale de jeudi.

Patrick Anspach

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