Sabca Maroc et Sabena s'associent pour s'étendre en Afrique

Le ministre de l’Intérieur Didier Reynders et la princesse Astrid dans les locaux de l’usine Sabca. ©BELGA

Didier Reynders, Cécile Jodogne et la princesse Astrid ont visité les locaux de l’usine Sabca de Casablanca. Les deux piliers de l’aéronautique belge sont complémentaires et vont chercher à convaincre les forces armées du nord de l’Afrique de faire appel à eux.

Grandes pompes et tapis rouge ce lundi après-midi à l’usine Sabca de Casablanca. La princesse Astrid, actuellement à la tête d’une mission économique au Maroc, était attendue pour assister à la signature d’un accord entre deux fleurons de l’industrie belge. Elle était accompagnée de Didier Reynders (MR), ministre des Affaires étrangères, et Cécile Jodogne (DéFI), secrétaire d’État bruxelloise en charge du Commerce extérieur. Sabca, via sa filiale marocaine, et Sabena Aerospace ont en effet uni leurs destins pour développer des activités de maintenance d’aéronefs en Afrique.

"Un vecteur de compétitivité qui nous permet d’ouvrir de nouveaux marchés."
Thibauld Jongen
CEO de la Sabca

Thibauld Jongen, CEO de la Sabca, n’a pas souhaité citer les pays qui sont visés par cette volonté d’expansion. "Notre filiale au Maroc est un élément important dans le déploiement de la stratégie du groupe, explique-t-il à L’Echo. C’est un vecteur de compétitivité qui nous permet d’ouvrir de nouveaux marchés et de gagner de nouvelles activités. Nous allons lancer une activité de maintenance, réparation et modernisation d’avions militaires, ce qui nous permet de développer notre offre pour notre client ici, à savoir les forces armées marocaines. Mais par après, à partir du Maroc, nous souhaitons commencer à travailler pour d’autres pays africains."

Il poursuit: "C’est tôt pour dire lesquels mais il suffit de regarder les flottes pour identifier les pays que nous pourrions cibler. Nous avons de l’expérience sur différents avions, le C130 pour la Sabena, mais aussi le mirage F1, l’Alpha Jet, des hélicoptères et surtout le F16 qui est notre produit phare. Nous avons beaucoup d’atouts pour convaincre les forces armées marocaines et nord africaines d’utiliser nos services."

Partenariat commercial

Pour l’heure, le mariage entre Sabca et Sabena se limite à un partenariat commercial mais Thibauld Jongen n’exclut rien à l’avenir, ni une extension de cette collaboration en Belgique ni une prise de participation. Au passage, il faut signaler que la filiale marocaine de la Sabca a changé de nom. ASM Aero devient Sabca Maroc dans un souci de cohérence. "C’est un renforcement mutuel", explique le CEO, soucieux de ne pas laisser penser que le Maroc devienne plus important que la Belgique pour le groupe. L’ensemble de l’opération vise à "mieux remplir nos usines à Bruxelles", assure Thibauld Jongen.

L’usine marocaine du groupe produit le fuselage du bout de la queue de l’Airbus A330 qui abrite le moteur qui alimente l’intérieur de l’avion en énergie. Mais également des produits Dassault pour les Falcon 2000 et 900. S’étalant sur 5.000 m2 (dont 4.000 d’usine) le site de Casablanca emploie 70 personnes et se met à chercher des surfaces plus importantes pour soutenir la hausse d’activité au Maroc.

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