Tour-opérateur et compagnie aérienne, Monarch fait faillite

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300.000 réservations sont annulées et les autorités britanniques se chargent du rapatriement de 100.000 touristes bloqués à l’étranger. Avec Qatar Airways à la rescousse!

On disait Monarch Airlines en sursis et qu’après avoir engrangé les recettes de l’été, "on verrait". On a vu. La cinquième compagnie britannique en passagers transportés a déposé le bilan, de même que le tour-opérateur Monarch Holidays et les filiales First Aviation, Avro et Somewhere2stay.

Total: 300.000 réservations annulées et surtout 110.000 touristes bloqués dans leur lieu de villégiature. Pas de Belges, apparemment, puisque la clientèle est essentiellement anglaise. Les trois bases principales de la compagnie sont Londres (Luton et Gatwick) et Birmingham.

Le plus gros rapatriement de Britanniques en temps de paix

Première urgence de KPMG chargée d’administrer le groupe et de l’Administration britannique de l’aviation (CAA): le rapatriement des touristes bloqués dans le Bassin méditerranéen et aux Canaries. Ce sera le plus gros rapatriement de Britanniques en temps de paix, paraît-il. Toutes les petites compagnies charter sont mobilisées, mais aussi Qatar Airways venue en renfort (comme pendant la grève chez British Airways !).

Deuxième tâche, les indemnités. KPMG a averti: ceux qui sont passés par les T-O ou qui sont assurés seront indemnisés. Les individualistes d’Internet pas.

Un coup dur pour Boeing également

Parmi les causes de la faillite, sont évoquées la concurrence de plus en plus rude en Europe, la baisse de la livre (GBP) suite à l’annonce du Brexit et la hausse des coûts en dollars (le fuel, notamment), ainsi que le terrorisme et ses effets sur des destinations habituelles de Monarch comme l’Egypte, la Turquie ou la Tunisie.

Le coup sera dur pour Boeing chez qui Monarch avait 30 B737 Max 8 en commande. En revanche, les sociétés de leasing devraient trouver repreneurs pour les Airbus A320 et A321. Quant aux 2.100 employés, on a vu ces dernières semaines qu’il y a de la demande. Nombreux pourraient se reconvertir. En aviation, c’est connu, la nature a horreur du vide.

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