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Trafic aérien : retour à la normale en début d'après-midi

©Dominic Verhulst

Le trafic aérien reste très perturbé, mais les contrôleurs aériens ont repris le travail. Une grève spontanée des contrôleurs aériens de Belgocontrol avait démarré mardi à 14 heures. Elle devait durer 24 heures, mais vers 20h30, les travailleurs ont rejoint leurs postes.

La pagaille instaurée dans les aéroports belges par la grève des controleurs aériens de Belgocontrol prend doucement fin.

Le Brussels Airport, tout comme la compagnie Brussels Airlines, envisage un retour à la normale dans le courant de l'après-midi de mercredi après l'action de grève entamée mardi à 14 heures par les contrôleurs aériens. Le mouvement a entre-temps été levé.

L'impact de l'action des contrôleurs aura lourdement pesé sur le plan de vols de l'aéroport de Bruxelles puisque sur 800 vols prévus mardi, 44% ont été annulés, alors que pour la journée de mercredi, sur les 770 prévus, 20% devront être annulés en raison du mouvement chez Belgocontrol et 2% en raison de la grève générale menée en Espagne, a indiqué Paul De Backer, porte-parole de l'aéroport, ajoutant que l'euromanifestation de mercredi à Bruxelles ne devrait, elle, pas entraîner de perturbations.
Les compagnies intercontinentales ont retardé leurs vols vers Bruxelles jusqu'à mercredi 14 heures. "Le pic du matin à l'aéroport devrait donc se situer mercredi, entre 14 et 15 heures", a expliqué le porte-parole

Une réunion entre les aiguilleurs du ciel et Jean-Claude Tintin, l'administrateur-délégué de Belgocontrol, s'est terminée mardi soir. Les contrôleurs se sont alors réunis pour décider d'une éventuelle reprise du travail par l'équipe de 22h00, selon Guy Viselé, de Belgocontrol. Mais vers 20h30, le porte-parole d'Etienne Schouppe (secrétaire d'Etat à la mobilité), annonçait que les contrôleurs aériens reprenaient le travail immédiatement. Les syndicats ont confirmé l'information. Le trafic a repris vers 22h00, le temps que les compagnies aériennes se réorganisent... Seuls quelques avions ont pu décoller et se poser dans la soirée

Schouppe a promis aux syndicats que les problèmes invoqués par les travailleurs de Belgocontrol seraient discutés lors du premier conseil des Ministres, en octobre. Le Secrétaire d'Etat a aussi assuré que le dossier recevra la plus grande priorité de la direction générale Transport aérien. "Les contrôleurs ont estimé qu'il s'agissait d'une meilleure garantie, car la direction restera la même si un nouveau gouvernement est formé", a indiqué M. Tourlamain, du SLFP.

Les compagnies aériennes n'excluent pas des démarches

Les compagnies aériennes qui opèrent depuis les aéroports belges n'excluent pas d'entreprendre certaines démarches en vue d'obtenir des dédommagements à la suite de l'action de grève, d'après l'association des compagnies aériennes belges BATA (Belgian Air Transport Association).

Les pertes estimées de l'ensemble des compagnies aériennes à la suite de ce mouvement de grève ne sont pas encore connues. Brussels Airlines parlait déjà mercredi matin de "plusieurs centaines de milliers d'euros".

L'association ABBA qui chapeaute plusieurs associations de compagnies aériennes, dont la BATA, avait déjà indiqué mardi qu'elle ne pouvait pas accepter cette grève sauvage.

Sans respect des règles légales

Depuis 14h, aucun décollage ni atterrissage ne pouvait avoir lieu. C'est donc la pagaille qui a régné dans les différents aéroports du pays où des milliers de voyageurs se sont vu privés de vols.

C’est lundi soir que les compagnies aériennes ont été averties par une " Notam " (Notice to Airmen : note d’information du contrôle aérien) qu’une grève était à craindre dès mardi 14 heures. Tout de suite, les transporteurs se sont mobilisés. Certains ont annulé leurs vols de l’après-midi pour éviter que leurs avions ne soient bloqués 24 heures à Bruxelles ; d’autres comme les tour-opérateurs Jetair et Thomas Cook ont prévu des aéroports de diversion à Maastricht, Cologne, Düsseldorf et Lille avec transferts d’autocars. Mais tout le monde espérait encore que la solution puisse être réglée.

Mardi matin, les syndicats CGSP et CSC ont rencontré la direction avec un constat flagrant : il n’y avait pas réellement de cahier de revendication et cette grève ne respectait pas les règles légales. On parle donc bien d’une grève " sauvage ". Tout au plus, a-t-il été question de problèmes de management (?), de plan de restructuration , de négociations qui " n’avancent pas assez vite " et puis d’un épiphénomène : la mutation à Bruxelles de deux contrôleurs basés à Charleroi. Encore que, selon Bernadette Guillemyn, secrétaire fédérale CSC, personne n’était sûr que lesdits contrôleurs voulaient rester à Charleroi.

Coût de cette grève

Globalement, cette opération va coûter fort cher à toutes les parties concernées. L’Association ABBA qui regroupe les compagnies belges (BATA), les représentants de compagnies en Belgique (BAR), l’association des opérateurs aériens (AOC) et celle des compagnies cargo (ACMAB) se sont fendus d’un communiqué commun pour fustiger cette grève sauvage " inacceptable et illégale " et " sans aucune considération pour l’intérêt commun ". " Cette action va avoir un impact financier considérable et des conséquences sur la crédibilité (de l’aérien) au cours de l’une des plus difficiles années que le transport aérien n’a jamais connu ", estime l’ABBA.

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