Un Boeing de Ryanair saisi pour forcer le remboursement de subventions illégales

©AFP

Les autorités françaises ont employé la manière forte à Bordeaux pour obtenir de Ryanair qu'elle consente à rembourser 525.000 euros de subventions jugées illégales.

Les passagers d'un Boeing 737 de la compagnie irlandaise Ryanair ont été forcés de débarquer de l'appareil à Bordeaux. L'engin a ensuite été saisi, afin que la low cost consente à rembourser 525.000 euros de subventions jugées illégales. 

La Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) a en effet obtenu la saisie conservatoire d'un avion de Ryanair jeudi à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, pour contraindre la compagnie au remboursement d'aides du syndicat mixte des aéroports de Charente. Le président dudit syndicat, Didier Villat, a affirmé qu'il avait toutes les raisons de croire que Ryanair allait payer sa dette "dans la journée" ou samedi.

Ryanair "s'est pratiquement engagée à nous payer dans la journée", a indiqué Didier Villat, réaffirmant que "cet avion ne redécollera" que quand Ryanair se sera acquittée de la somme. La somme a en effet été versée courant de l'après-midi de vendredi, et la saisie a été levée.

La dernière lettre de mise en demeure avait été envoyée à la compagnie le 28 mai dernier, a précisé la DGAC. Sans réponse, une requête d'ordonnance de saisie a été déposée auprès du juge de l'exécution des peines du tribunal de Bordeaux.

L'avion, dont la valeur au prix catalogue est de 98 millions de dollars, a été immobilisé pour contraindre la compagnie aérienne à rembourser des aides versées dans le cadre de l'activité de la compagnie sur l'aéroport d'Angoulême de 2008 à 2009. Ces aides avaient été jugées illégales par la Commission européenne en juillet 2014. Ryanair avait remboursé la moitié des subventions (plus de 900.000 euros en tout), mais avait refusé de payer les 525.000 euros restants en invoquant une "rupture de contrat" en 2010, un deuxième contentieux qui fait l'objet d'une action parallèle en justice entre les deux parties, selon Didier Villat.

A cette époque, Ryanair avait également demandé des aides supplémentaires, refusées par le département. La compagnie avait alors annoncé immédiatement "quitter la Charente", a-t-il raconté.

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