Une bulle d'oxygène pour Air Berlin

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L'Union européenne autorise l'Allemagne à effectuer un prêt de 150 millions d'euros à Air Berlin.

La Commission européenne autorise le prêt-relais de 150 millions d'euros que le gouvernement allemand a décidé d'octroyer à la compagnie aérienne Air Berlin, au bord de la faillite, pour lui permettre de faire voler ses avions le temps de trouver des repreneurs.

"Cette mesure permettra la liquidation ordonnée de la compagnie aérienne insolvable sans fausser indûment la concurrence au sein du marché unique", estime l'exécutif européen, gardien de la concurrence dans l'Union européenne, dans un communiqué.

"Ce crédit doit permettre à Air Berlin de poursuivre ses opérations au cours des prochains mois, l'objectif étant qu'elle maintienne ses services le temps de mener à bien les négociations en cours sur la vente de ses actifs. À l'issue de ce processus, Air Berlin devrait cesser ses activités et quitter le marché", précise également la Commission.

"Je me réjouie que la Commission ait pris sa décision aussi rapidement", a déclaré la ministre allemande de l'Economie Brigitte Zypries, qui n'a pas précisé le nombre de repreneurs potentiels.

"Grâce à l'aide octroyée par le gouvernement allemand, nous pouvons poursuivre la recherche d'investisseurs. Depuis le début des discussions, nous avons fait en sorte que le maximum d'emplois soient préservés", a réagi pour sa part le patron de Air Berlin Thomas Winkelmann, cité dans un communiqué.

La compagnie allemande espère conclure d'ici fin septembre la vente de ses activités, les prétendants devant présenter leur offre d'ici le 15 septembre. Plusieurs groupes, dont Lufthansa, sont sur les rangs.

"Nous avons parlé avec plus de dix intéressés, dont plusieurs compagnies aériennes", avait déclaré en août Thomas Winkelmann, dans un entretien au Bild am Sonntag. "Il n'y aura pas un mais deux ou trois acheteurs", avait-il souligné.

Mercredi, la compagnie low-cost irlandaise Ryanair a dit renoncer à entrer dans la course, s'estimant victime d'un "coup monté" allemand destiné à favoriser Lufthansa.

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