VLM en passe de devenir chinois

©BELGA

Un groupe d'investisseurs chinois entend reprendre la compagnie aérienne faillie, VLM Airlines.

Un accord de principe a été conclu entre les curateurs de la compagnie aérienne, VLM Airlines, et un groupe d'investisseurs chinois, lit-on dans  "De Gazet van Antwerpen". La compagnie avait été déclarée en faillite en juin dernier.

Plusieurs candidats, dans des compositions variables, se sont manifestés pour une reprise. Les offres ont été clôturées mardi et il aurait été décidé de ne poursuivre les discussions qu'avec un seul candidat.  "Nous sommes dans l'une des dernières et délicates phases. Nous espérons pouvoir conclure d'ici deux semaines", indique Philip Rauter, un des curateurs

"Le candidat repreneur a élaboré un business plan. Il présentera au plus vite son dossier aux autorités", indique Jan Loyens, un autre curateur. Une compagnie aérienne faillie ne peut en effet pas redémarrer ses activités sans obtenir une nouvelle licence, le "Airline Operator Certificate". Cette procédure prend, selon le curateur, au moins trois mois. Les chances de revoir VLM dans les airs cette année, sont donc minces.

Autre inconnue, les conséquences sur l'emploi. Le repreneur chinois reprendrait 60 des 160 travailleurs avec un garantie d'emploi d'au moins un an à la clé.

En accord avec les curateurs, le maintien de vol au départ de l'aéroport d'Anvers semble aussi acquis. Mais les investisseurs auraient l'intention de se développer au départ d'autres aéroports dans le pays.

Pour assurer son développement, le groupe chinois peut compter sur la flotte composée de 5 appareils "Fokker50" et un turbopropulseur (avion à hélices) de 50 places. Fin 2015, la compagnie avait acheté quatre nouveaux appareils avant de les relouer via une entreprise américaine de leasing afin de s'alimenter en cash. Deux autres appareils restent au sol par manque de pièces.

Le tribunal devra par ailleurs encore se prononcer sur cette reprise.

Selon les informations de la "VRT", les investisseurs chinois auraient pris contact avec les curateurs via un intermédiaire néerlandais. L'homme serait également impliqué dans différents projets aériens en France et aux Pays-Bas, mais sans grand succès.

Il jouait déjà les intermédiaires pour des investisseurs chinois lors des discussions de reprise de Opel Anvers, il y a 6 ans. Le plan avait également échoué.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect