VLM se relance et vise la Chine

©BELGA

Reprise après sa faillite par des investisseurs néerlandais et canadiens, puis chinois, la compagnie anversoise VLM a enfin obtenu sa licence d’exploitation et vise maintenant le long-courrier sur l’Asie. Elle n’est pas la seule...

Il y a fort à parier que 2018 sera l’année de la Chine en matière de liaisons aériennes avec la Belgique. Alors qu’on attend toujours le début des opérations d’Air Belgium, Hainan Airlines a ouvert sa nouvelle liaison entre Bruxelles et Shanghaï. Celle de Cathay Pacific sur Hong Kong est attendue pour la prochaine saison d’été.

Pendant ce temps, les convoyeurs attendent toujours la reprise des vols chinois à destination de l’aéroport de Liège. On sait qu’ils ont été interrompus en raison des difficultés de l’opérateur russe Vim-Avia qui volait pour le compte du tour-opérateur U-tour.

Mais voilà qu’apparaît (ou réapparaît) un nouvel acteur: VLM! La compagnie régionale anversoise, en faillite, a redémarré ses activités sur London City.

Les dernières années de l'histoire de VLM

Après de multiples péripéties, la compagnie avait fait faillite en 2016. Elle avait été managée par ses dirigeants qui avaient fait un MBO.

Elle avait alors été reprise par SHS Antwerp Aviation, elle-même filiale de SHS Aviation détenue par des investisseurs néerlandais à hauteur de 60%, ainsi que par des investisseurs canadiens pour le solde. La société disposait de 7 Fokker 50, dont 6 en état de voler, l’autre ayant été cannibalisé pour servir de pièces de rechange.

Par la suite, les Canadiens ont revendu leurs 40% à des investisseurs chinois. Ceux-ci souhaitent – c’est tendance, visiblement – assurer des liaisons entre l’Europe et la Chine.

 

Licence in extremis

Désireuse d'opérer des liaisons entre l’Europe et la Chine, VLM a demandé en septembre 2016 une licence d’exploitation (AOC) à la direction générale du Transport aérien. Mais, les fonctionnaires belges traînent, et ce malgré le millier d’emplois en attente. ChallengAir, Constellation, VG Airlines et d’autres avaient auparavant rencontré les mêmes difficultés.

Pour sécuriser ses premiers vols, notamment vers London City, l'actionnaire SHS Aviation a donc introduit une même demande d’AOC en Slovénie. Pourquoi la Slovénie ? Parce que SHS Aviation y gère l’aéroport de Maribor (nord-est du pays, près des frontières autrichienne et hongroise).

La licence a été obtenue dans les cinq mois pour un dossier identique à celui introduit en Belgique. De ce fait, trois F50 sont immatriculés en Slovénie. Dans un premier temps, ils ont été affectés à des vols intérieurs. Ils transportent désormais les touristes italiens vers les départs de croisières dans l’Adriatique. Depuis le 30 octobre, ils desservent aussi London City.

Enfin, mardi soir, VLM Airlines a reçu toutes ses licences d’exploitation belges, ce qui ouvre les portes à d’autres développements et notamment sur le marché chinois.

La Chine oui, mais depuis Ostende ou Bruxelles? Rien n’est décidé pour l’instant. Les promoteurs de l’opération visent en Chine des villes secondaires; des villes de 7 à 8 millions d’habitants qui préfèrent ne pas transiter par Shanghaï ou Pékin. Ces liaisons sont donc complémentaires au réseau d'Hainan Airlines mais moins de celui d’Air Belgium qui souffre des mêmes maux que VLM: la certification de ses futurs Airbus A340.

VLM envisage donc d’assurer ces liaisons en Airbus A330. La Belgique semble une destination de premier choix avec des vols en continuation vers d’autres villes européennes.

Les liaisons seraient opérées par les Fokker 50 ou les deux Airbus A320, récupérés de Thomas Cook Airlines (avec une partie du personnel au sol).

Quant au timing, il est difficile à établir. Reste en effet à remplir toutes les formalités administratives et élaborer des campagnes commerciales. 

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