Belfius sous pression pour augmenter son dividende

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Le gouvernement fédéral veut pouvoir compter sur un dividende élevé après l’introduction en Bourse.

Belfius est mise sous pression pour octroyer à l’avenir une plus grande part de ses bénéfices aux actionnaires, le gouvernement voulant conserver après l’introduction en Bourse (IPO) un dividende le plus élevé possible. La direction de Belfius veut cependant rester prudente et utiliser une partie de ses bénéfices comme réserve pour parer aux impondérables et pour se développer.

L’introduction en Bourse de Belfius est prévue pour avril prochain au plus tôt. De sa participation de 100% dans Belfius, l’État belge devrait mettre 25 à 35 % sur le marché, ce qui pourrait lui rapporter jusqu’à 2,8 milliards d’euros. Le gouvernement et la direction de Belfius doivent cependant encore se mettre d’accord sur les modalités de l’introduction en Bourse. Ce n’est pas encore le cas, selon nos informations. " Dans le cadre de l’introduction en Bourse de Belfius, plusieurs modalités doivent encore être discutées et décidées", explique-t-on au cabinet du ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA).

Le gouvernement a demandé à Belfius de lui verser un supplément de dividende avant l’IPO.

La direction de Belfius a élaboré un plan jusqu’en 2022 avec le bénéfice attendu pour les années à venir et la part pouvant être versée aux actionnaires. Et c’est un plan prudent. "Nous devons construire suffisamment de réserves pour les jours de pluie", dit une source bien informée.

Aujourd’hui, Belfius représente 215 millions d’euros de dividendes, un montant alloué directement au budget. Et l’an prochain, le gouvernement compte même sur 309 millions d’euros. Il est question, pour l’avenir, d’un pay-out ratio – un taux de distribution – de 60%, contre un peu plus de 40% maintenant. En comparaison, KBC affiche un taux de distribution de 50%. De plus, le gouvernement a explicitement demandé à Belfius le versement d’un dividende supplémentaire juste avant l’IPO.

Réserves

Tout en trouvant légitimes les requêtes du gouvernement, Belfius ne souhaite pas faire de promesses impossibles. La banque veut constituer des réserves suffisantes pour pouvoir parer aux imprévus et procéder à des acquisitions. En outre, Belfius ne peut se permettre trop de promesses, la Banque centrale européenne veillant au grain.

Une rencontre du top management de Belfius et des représentants de l’État est prévue prochainement. Le temps presse. En janvier, des discussions avec des investisseurs du monde entier sont déjà à l’agenda. En février, le prospectus sera publié, avec notamment des détails sur la politique de dividende. Deux mois plus tard, enfin, l’introduction en Bourse devrait normalement avoir lieu.

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