Birdee, le robot qui veut révolutionner votre épargne

©RV DOC

Nouvelle étape pour Gambit. La société ouvre son robot intelligent de gestion d'épargne en ligne au grand public.

Marre de votre compte épargne qui ne rapporte pas grand chose mais pas assez téméraire pour investir? La pépite belge Gambit, qui a récemment accueilli BNP Paribas Asset Management dans son capital, et son petit robot conseiller constituent peut-être une opportunité intéressante. "Birdee permet de souscrire à un portefeuille en fonction de votre profil de risque et des raisons pour lesquelles vous voulez épargner", explique Geoffroy de Schrevel, CEO de Gambit, une spin-off de l’HEC-Université de Liège.

Sur base des données introduites par l’utilisateur, les algorithmes de Birdee permettent d’identifier le profil d’investisseur, qui peut aller du défensif au dynamique en passant par l’équilibré. "S’il s’agit d’un profil modéré, on fait en plus la distinction entre deux types de risques à éviter: la perte de capital et le changement assez fréquent de rendement", ajoute encore le patron.

Notre plus grand concurrent, ce sont les comptes d’épargne
Geoffroy de Schrevel
CEO de Gambit

Au total, la plateforme propose 17 types de portefeuilles à thème différents. "Certains investisseurs sont, par exemple, sensibles à des considérations sociétales, comme le souci du développement durable ou certaines convictions économiques", note Geoffroy de Schrevel. La plateforme peut-être testée gratuitement comme un portefeuille virtuel. Ce n’est que lorsque l’utilisateur décide d’investir, avec un minimum de 1.000 euros, que des frais de gestion annuels de 1% s’appliquent.

Jusqu’à présent, Birdee était uniquement commercialisé auprès des institutions financières en marque blanche sous le label "Birdee Institutional". Il a notamment été adopté par Keytrade Bank et s’ouvre désormais au grand public. "Nous sommes les seuls en Europe à avoir une solution qui soit disponible à la fois via les agences et purement sur internet", insiste Geoffroy de Schrevel. Ce dernier n’a d’ailleurs pas peur d’une quelconque cannibalisation. "Notre plus grand concurrent, ce sont les comptes d’épargne. Il y a largement assez de place pour plusieurs acteurs. Actuellement, personne ne peut dire quel modèle va fonctionner", conclut-il.

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