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Dexia coupe son robinet français

© Morin/Belga

En France, la tension monte entre Dexia et les pouvoirs locaux. La situation du groupe rend très difficiles les payements.

En France, la banque résiduelle Dexia a arrêté le financement de 120 grands clients. Ces clients sont issus des pouvoirs locaux, tels que des départements, villes, hôpitaux, etc.

Dexia leur a fait savoir qu'elle mettait un terme à leurs droits de tirage. Cela signifie qu'ils ne peuvent plus utiliser d'argent dans le cadre de leur ligne de crédit permanente. Cela était indiqué comme possibilité dans une clause du contrat, et l'institution a décidé d'appliquer ce point.

Les bourgmestres des grandes villes françaises, par la voix de Michel Destot, député-maire de Grenoble, parlent de "brutalité qui peut plonger les pouvoirs concernés en pleine difficultés financières".

Selon l'Association des maires des grandes villes de France, ce sont 220 collectivités se retrouvent victimes de la décision de Dexia de geler l'accès à leur crédit revolving.

Le porte-parole de Dexia, Benoît Gausseron, réplique que Dexia ne peut pas faire autrement parce que le groupe, qui est en plein démantèlement, ne peut fournir de nouveaux prêts, selon la commission européenne.

La situation difficile de Dexia en France pourrait avoir des répercussions en Belgique, par le biais des garanties d'Etat.

Quelle solutions pour les collectivités françaises?

La situation des collectivités locales, un des moteurs de l'investissement en France, est d'autant plus inquiétante que le gouvernement a décidé un gel de leurs dotations dans le cadre de son plan de rigueur.

Pour l'heure, la Banque postale avait accepté d'utiliser une partie de ses abondantes liquidités pour aider des collectivités.

Moins de trois semaines après avoir mis à disposition des collectivités locales une première enveloppe d'urgence de 2 milliards d'euros, la Banque postale a doublé samedi la mise, alors que se multiplie le nombre de villes dans une situation financière tendue. La filiale de la Poste tente ainsi de se substituer au groupe franco-belge Dexia.

La Banque Postale, qui envisageait de mobiliser 2 milliards pour répondre aux besoins les plus criants des municipalités, pourrait "élargir jusqu'à 4 milliards d'euros l'enveloppe prévue initialement", selon son communiqué.


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