Dexia et KBC ont réussi les stress tests

Dexia et KBC, les deux banques soumises à l’exercice en Belgique ont réussi l’examen, selon des sources européennes. Dexia a débuté en nette hausse jeudi en Bourse de Bruxelles après la publication de ces informations.

Près d'un tiers des banques de l'Union européenne soumises aux tests de résistance pourraient avoir besoin d'un soutien extérieur, a déclaré mercredi l'agence de notation Moody's.

L'Autorité bancaire européenne (ABE) devrait annoncer les résultats des tests de résistance la semaine prochaine. L'année dernière, sept banques avaient échoué, mais les analystes s'attendent à ce que cette fois-ci le taux d'échec soit bien plus important, les régulateurs cherchant à renforcer la crédibilité de ces test.

Moody's estime toutefois que leur impact sur la notation des banques sera limité.

"Sur les 91 banques soumises aux tests de résistance de la ABE, Moody's pense que 26 d'entre elles présentent le risque de devoir recourir à un soutien externe."

"Moody's s'attend à ce que les banques qui échouent aux tests de résistance de l'ABE soient celles qui sont le moins bien notées, ou celles qui ne sont pas du tout notées et qui ont été sélectionnées par l'ABE pour passer ces test."

De source européenne, on apprend que Dexia et KBC, les deux banques soumises à l’exercice en Belgique, ont réussi l’examen. En 2010, lors des précédents tests de resistances organisés par le superviseur européen, ce fut déjà le cas.

Cette seconde batterie de tests, mise en place pour restaurer la confiance des investisseurs en pleine crise budgétaire européenne, devraient avoir un effet positif sur les banques, a estimé l'agence.

Le défaut souverain n'est pas pris en compte par les stress tests

"Toutefois, si les tests 2011 sont plus rigoureux que ceux de 2010, Moody's remarque qu'ils ne prennent pas en compte l'hypothèse d'un défaut souverain alors que ce risque a augmenté au sein de la zone", a ajouté l'agence.

La précédente série de stress tests organisés en 2010 avait été critiquée pour ses critères trop peu sévères. On se souviendra que les banques irlandaises les avaient réussi. Avant de faire l'objet quelques mois plus tard d'un nouveau plan de sauvetage. Dublin avait du réinjecter 24 milliards d'euros supplémentaires dans les principaux établissements du pays portant à 70 milliards d'euros la facture totale du renflouement par l'Etat du secteur bancaire irlandais, qui a implosé en 2009 après la crise immobilière et financière ayant frappé le pays de plein fouet.

En Europe les inquiétudes sont toujours vive. Tandis que l'UE s'efforce de mettre en place un deuxième plan de sauvetage de la Grèce, Moody's a été la première agence de notation a abaissé mardi la note de crédit portugaise en catégorie spéculative.

Les ministres des Finances de l'UE se réuniront mardi prochain pour évaluer les résultats des tests de résistances.

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