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La BNB estime avoir fait son devoir pour Optima

©BELGA

Le gouverneur de la Banque nationale, Jan Smets, estime avoir pris toutes ses responsabilités afin de protéger les épargnants lors de la chute d'Optima. Par ailleurs, il reste assez d'argent pour indemniser les 170 employés de la banque.

La Banque nationale de Belgique (BNB) a pris ses responsabilités dans le dossier de la faillite d'Optima Banque, a indiqué son gouverneur Jan Smets lors de la présentation du rapport de stabilité financière de l'institution. Ce sont les irrégularités de l'actionnaire principal de la banque qui ont mené à sa liquidation.

Optima Banque a été déclarée en faillite mercredi par le tribunal du commerce de Gand. Auparavant, la BNB avait décidé de bloquer le remboursement des dépôts et de faire appel au Fonds de garantie.

Le superviseur du secteur bancaire qu'est la BNB a toujours tout fait pour protéger les épargnants, selon Jan Smets. C'est dans ce cadre qu'a été ordonnée la liquidation des activités bancaires lorsque la Banque nationale a constaté, en 2014, que l'avenir économique et de l'emploi au sein d'Optima n'étaient plus assurés, malgré les "précautions" qui avaient été prises lors du rachat de l'activité bancaire d'Ethias par Optima en 2011.

Quelques années plus tard, la BNB a cependant constaté que l'avenir économique et de l'emploi au sein d'Optima n'étaient plus assurés en raison de "problèmes structurels de rentabilité".

Début 2014, la BNB a donc demandé que la banque fasse appel à un partenaire financier externe. Son souhait n'a pas été exaucé, amenant la BNB à demander la liquidation des activités bancaires. En septembre 2014, Optima annonce donc qu'elle ne proposerait plus de comptes d'épargne et n'octroierait plus de prêts. A ce moment, assure M. Smets, il y avait encore un avenir pour Optima et le personnel, soit la planification financière.

La liquidation ordonnée était en bonne voie, a argumenté Jan Smets, puisque les dépôts étaient passés de 700 à 90 millions d'euros. Le bon déroulement de la liquidation a été compromis par des "irrégularités très sérieuses" au sein de la banque, sur lesquelles la BNB est tombée lors d'une inspection. Il est alors apparu que l'actionnaire principal a "retiré des ressources de la banque", selon M. Smets. Les suites sont connues: les comptes ont été bloqués et le Fonds de garantie pour les services financiers a été sollicité.

SETCa: "Suffisamment de moyens pour satisfaire aux engagements sociaux"

Par ailleurs, Optima Banque dispose de suffisamment des moyens pour indemniser ses 170 employés. Les curateurs ont annoncé au personnel que la recherche d'un repreneur n'était pas à l'ordre du jour, indique jeudi le syndicat socialiste SETCa.
   
"Les curateurs sont clairs: il n'y a pas grand chose à reprendre", rapporte Kristof Vergauwen (SETCa). "On parle d'une banque en faillite et d'une interruption de ses activités en assurances." Un des curateurs a cependant dit aux membres du personnel que "certains éléments" de l'entreprise avaient encore de la valeur, sans donner plus de détails.

Quoiqu'il arrive, selon l'évaluation du curateur, il reste suffisamment de moyens pour indemniser le personnel licencié, précise le représentant syndical. "C'est pour nous l'élément la plus important."

Les contrats des 170 employés ont pris fin jeudi. "Certains d'entre eux vont gérer les affaires courantes, mais cela ne concerne qu'une minorité."

Pour les collaborateurs indépendants, également au nombre de 170, il y a moins d'espoir. "Ils sont considérés comme créanciers, au même niveau que les fournisseurs."

Les curateurs n'en ont par contre pas dit plus sur la filiale immobilière Optima Global Estate qui emploie 30 personnes.

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