Le gouvernement reporte l'IPO de Belfius

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Charles Michel a confirmé que "le moment n'était pas encore venu" pour une introduction en Bourse de la banque.

La rumeur circulait. Et Charles Michel l'a confirmée: "le moment n'était pas encore venu" pour une introduction en Bourse partielle de Belfius. 

Les raisons? Plusieurs éléments entrent en ligne de compte à l’heure de décider de ce report.

  1. Le management de la banque, détenue à 100% par l’Etat belge, a lui-même fait savoir qu’il souhaitait que l’IPO n’intervienne pas avant le règlement du litige Arco – ou du moins avant un feu vert délivré en bonne et due forme par les autorités européennes.
  2. Les turbulences sur les marchés financiers et la volatilité des cours. Plusieurs analystes ont récemment pointé le fait qu’une IPO réalisée à ce jour serait synonyme de moins-value de l’ordre de 1 milliard d’euros par rapport aux 6 à 8 milliards d’euros (valeur entière de la banque) sur lesquels l’Etat aurait pu tabler en introduisant Belfius en Bourse au moment opportun au début 2018. Dès lors, se dit-on au sein de l’exécutif, mieux vaut attendre des circonstances plus clémentes sur les marchés pour réaliser l’IPO.
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Reste que la fenêtre de tir est désormais fermée, ou quasiment, pour cet exécutif Michel. Dans la foulée des élections locales d’octobre, la campagne électorale pour les législatives et les régionales battra son plein et jusqu’en mai, date des élections, tout sera figé au niveau politique. Certainement au niveau des partis flamands entre le CD&V et la N-VA.

C’est l’intransigeance des démocrates-chrétiens flamands sur Arco qui a conduit le gouvernement dans ce cul-de-sac. En liant les deux dossiers, l’introduction en Bourse de Belfius a été rendue impossible à court-terme.

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