Les 29 banques systémiques identifiées par le G20

BNPP, Dexia, ING, Citigroup se retrouvent sur la liste des grandes banques systémiques établie par le Conseil de stabilité financière.

Vingt-neuf grandes banques à dimension internationale devront renforcer sensiblement leurs fonds propres d'ici 2019 en raison des risques que leur taille ou leur complexité feraient peser sur le système financier international si elles étaient en difficulté.
BNP Paribas, Dexia, ING ou encore Deutsche Bank figurent au nombre des 29 institutions financières recensées par le Conseil de stabilité financière (CSF) qui devront également faire l'objet d'une supervision renforcée.

Le sommet du G20 a entériné les décisions prises par les ministres des Finances le mois dernier à Paris, l'objectif étant que ces banques disposent d'un capital suffisant pour que les Etats ne se trouvent pas contraints de se porter à leur secours lors d'une prochaine grande crise.

 

Par ordre alphabétique

  1. Bank of America
  2. Bank of China
  3. Bank of New York Mellon
  4. Banque Populaire CdE
  5. Barclays
  6. BNP Paribas
  7. Citigroup
  8. Commerzbank
  9. Credit Suisse
  10. Deutsche Bank
  11. Dexia
  12. Goldman Sachs
  13. Group Crédit Agricole
  14. HSBC
  15. ING Bank
  16. JP Morgan Chase
  17. Lloyds Banking Group
  18. Mitsubishi UFJ FG
  19. Mizuho FG
  20. Morgan Stanley
  21. Nordea
  22. Royal Bank of Scotland
  23. Santander
  24. Société Générale
  25. State Street
  26. Sumitomo Mitsui FG
  27. UBS
  28. Unicredit Group
  29. Wells Fargo

Ces banques, dont la liste sera actualisée chaque année, devront augmenter leur capital dans une proportion variant de 1% à 2,5% de leurs actifs pondérés en fonction du risque qu'elles font peser sur l'ensemble du système.
Le niveau exact de cette surcharge pour chacune de ces "global Sifi" (systemically important financial institutions) sera fixé en 2014. Elle devra être appliquée progressivement à partir de 2016 pour être en place à l'horizon 2019 et viendra en surcroît du ratio de 7% de fonds propres exigé par les nouvelles normes prudentielles dites de "Bâle III".
 

"L'adoption par le G20 de ces mesures est une étape majeure", s'est félicité le président sortant du CSF, Mario Draghi, qui vient de prendre les rênes de la Banque centrale européenne.
Leur mise en oeuvre "diminuera le risque de faillites d'établissements financiers systémiques ainsi que son impact", a-t-il indiqué en soulignant qu'elles traitaient aussi le risque d'aléa moral, en permettant de régler la situation des institutions au coeur du système financier mondial "sans perturber l'économie réelle et faire appel aux contribuables".

 

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