Travailler le dimanche chez KBC? Un véritable cheval de Troie

Le drapeau de la banque KBC. ©EPA

Les discussions sont au point mort depuis déjà un mois. Le syndicat libéral s'oppose à la volonté de la direction de mettre certains travailleurs au travail le dimanche, sur base volontaire.

Mi-septembre, la direction de KBC annonçait être confrontée aux blocages des discussions sur la nouvelle convention collective de travail (CCT). Elle souhaite discuter du travail le dimanche, sur base volontaire, dans les call-centers de KBC Live. Mais, dans les rangs syndicaux, la mesure ne plaît pas à tout le monde, que du contraire!

Un mois plus tard, force est de constater que l'immobilisme est toujours de mise. La porte-parole de KBC confirme que depuis la mi-septembre plus aucune réunion n'a été organisée. Pourtant, le temps presse. L'actuelle CCT vient à échéance fin de l'année et avec elle, la garantie d'emploi des 14.000 collaborateurs de la branche belge.

Si nous approuvons cette mesure ce ne sera qu'une question de semaines voire même de jours pour que d'autres banques fassent de même.
Maarten Dedeyne
CGSLB

Le cheval de Troie

Dans le chef du syndicat libéral, on estime qu'accepter cette mesure, visant à mettre des collaborateurs au travail le dimanche dans les call-centers, reviendrait à faire entrer le cheval dans Troie. Cela aurait des implications non seulement pour KBC mais aussi pour l'ensemble du secteur bancaire, avec un personnel appelé à travailler les dimanches et jours fériés. "Si nous approuvons cette mesure ce ne sera qu'une question de semaines voire même de jours pour que d'autres banques fassent de même", explique Maarten Dedeyne de la CGSLB.

Au SETCa/BBTK, c'est le timing qui pose question. Dans un folder distribué la semaine dernière, le syndicat socialiste qualifiait le travail du dimanche de "paratonnerre" dans les négociations, qui devraient en réalité concerner l'emploi. Le groupe a, en effet, annoncé fin de l'été un vaste plan de réorganisation qui prévoit la suppression de 1.400 emplois via les départs naturels. "On ne joue pas avec la garantie d'emploi, ce n'est jamais bon pour l'entreprise", lance Jan Steenwinkel.

Seul le syndicat chrétien se montre ouvert à la discussion.

Quoi qu'il en soit, toute mesure sur la flexibilité du travail doit obtenir l'aval des trois groupes syndicaux. La direction de KBC affirme être toujours disposée à négocier une nouvelle CCT couplée à un travail du dimanche sur base volontaire. Un "couplage" que déplore la CGSLB


Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect