Un mercato se prépare au sommet de BNP Paribas Fortis

©BELGA

Il y a des changements en cours (DRH, CFO) et d’autres qui sont annoncés chez BNP Paribas Fortis. À commencer par le départ du n°2 Filip Dierckx, l’an prochain.

On a déjà écrit ici que le directeur des ressources humaines de BNP Paribas Fortis, Bert Van Rompaey, quittera la banque d’ici peu, probablement fin octobre. Celui qui a révolutionné le modèle salarial de la banque en y introduisant le mécanisme des "units", ces points convertibles, a décidé de reprendre des études pour se spécialiser dans la transformation des entreprises, en vue de développer un business dans le domaine.

→ Ce n’est pas le seul changement à venir au sein de la haute direction de BNPP Fortis.

Le 1er septembre, l’actuel directeur financier de la banque, le Français Vincent Bernard, cédera sa place à un nouveau CFO: Franciane Rays (46 ans). Cette Française pilote actuellement la liquidité de BNP Paribas, la maison-mère de la banque belge. Elle sera la quatrième femme du comité exécutif de BNPP Fortis, qui compte quatorze membres.

Chaises musicales

Ce n’est pas tout car un jeu de chaises musicales s’annonce en effet pour les premiers postes, au sommet de la banque. Selon plusieurs sources internes en effet, le numéro deux Filip Dierckx, devrait quitter la banque en 2019. Le mandat actuel du vice-président du comité de direction, né en 1955, court jusqu’en 2021 mais il devrait s’achever plus tôt. La banque ne souhaite pas se prononcer sur le sujet: "no comment".

L’année 2019 sera la dernière du mandat actuel du numéro un de BNP Paribas Fortis, Max Jadot. Ce dernier est le CEO depuis 2011 et aura 62 ans l’an prochain. ©BELGA

L’année 2019 sera aussi la dernière du mandat actuel du numéro un de BNP Paribas Fortis, Max Jadot. Ce dernier est le CEO depuis 2011 et aura 62 ans l’an prochain. Il serait candidat – nous dit-on – pour un nouveau mandat, ne fût-ce que partiel. Une piste évoquée est qu’il reprenne ensuite la présidence du conseil d’administration de la banque, position tenue par Herman Daems depuis que BNP Paribas a pris possession de la banque belge, en 2009. Le mandat du président court jusqu’en 2020, année de ses 74 ans. L’heure sera alors venue de passer le témoin…

En ordre utile

Bref, la question de la succession au sommet de la banque ne tardera plus à se poser. Qui pour prendre le relais?

Remarque préliminaire: on peut miser sur le fait que Paris préférera placer un Belge à Bruxelles et non un Français (ce qui passerait moins bien, que ce soit pour le personnel, la clientèle ou les relations avec le pays).

En ordre utile à ce stade, on peut citer deux lieutenants de Max Jadot, tous deux entrés cette année au comité de direction de même qu’au conseil d’administration: Michaël Anseeuw (né en 1972), le patron de la division retail, et Stéphane Vermeire (1971), qui pilote la division private banking & wealth management.

On signalera aussi qu’à l’étage supérieur, à la maison mère BNP Paribas, un Belge occupe une place de choix et pourrait très bien revenir un jour à Bruxelles pour prendre les commandes: Stefaan Decraene (1964) membre du comité exécutif du groupe. Après plus de 20 ans chez Dexia, il est passé en 2011 chez BNP Paribas, où il supervise la division international retail banking (Afrique, Etats-Unis, Europe de l’Est, Asie), bref, la banque de détail en dehors des marchés dits domestiques de BNP Paribas (France, Belgique, Italie, Luxembourg). Il siège au conseil d’administration de BNP Paribas Fortis depuis 2013.

Lars Machenil (1969) est un autre Belge qui compte à Paris. Il est le directeur financier du groupe depuis 2012, après l’avoir été au niveau de la filiale belge. Il connaît bien la maison, mais il y a actuellement une tache sur son CV: comme Filip Dierckx, il fait partie des inculpés dans le cadre de l’enquête pénale sur la chute de la maison Fortis.

©MFN

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés