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À la Banque nationale, c'est l'assemblée des gueulards

©SASKIA VANDERSTICHELE

Si l'actionnaire a des droits, il a aussi des devoirs. A commencer par celui de respecter ses pairs, tout comme ses interlocuteurs.

Tout actionnaire a le droit de se présenter à l’assemblée générale s’il remplit les conditions, on est d’accord. Il est en droit d’y poser les questions qu’il souhaite, même les plus critiques, on est toujours d’accord.

Mais s’il a des droits, l’actionnaire a aussi des devoirs. À commencer par celui de respecter ses pairs, tout comme ses interlocuteurs du jour, la direction. C’est la base.

Ce n’est pas ce qu’on a observé ce lundi à Bruxelles, lors de l’AG de la Banque nationale de Belgique (BNB), maison codétenue par l’État et des actionnaires privés.

C’était pourtant une belle de débattre sur des thèmes intéressants, comme la si faible représentation des femmes dans le cadre de cette institution qui mène pourtant des missions d’intérêt général.

On a tenu deux heures trente. Et puis on est parti. Rien à tirer de ce moment abject.

Lorsque Marcia De Wachter a quitté l’an dernier le comité de direction et y a été remplacée par Steven Vanackere, les critiques ont plu sur la BNB, blâmée pour l’absence de diversité à son sommet.

Voilà un beau thème, d’actualité et de société, épinglé à juste titre par l’un ou l’autre actionnaire. Cela méritait bien un débat.

Mais non. Au lieu de profiter de l’occasion pour avancer sur ce sujet – et sur d’autres –, une poignée d’actionnaires a tué l’assemblée en monopolisant la parole, s’arrachant mutuellement le micro, inondant la direction de mépris et d’insultes.

Le plus visé fut le nouveau venu, Steven Vanackere, qui a eu du mal à garder son calme et a fini par regretter – à raison – l’action de "gueulards" minant toute tentative d’échange normal.

On a été patient, on a tenu deux heures trente. Et puis on est parti. Rien à tirer de ce moment abject.

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