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Argenta embrasse le "beyond banking" avec Cake

Marc Lauwers (CEO d'Argenta) et Davy Kestens (CEO de Cake) placent beaucoup d'ambition dans leur collaboration. ©katrijn van giel

Argenta a choisi la start-up de Davy Kestens pour booster son offre numérique. Une première collaboration qui pourrait en appeler d'autres.

La banque de 2021 se matérialise autant sous la forme d’une agence qu’elle ne se consomme sous forme d’app. L’interface mobile est aujourd’hui un outil indispensable dont les banques ont besoin pour se développer et sur lequel elles jouent toujours davantage pour marquer leur différence. En Belgique, les pionnières sont Belfius et KBC, mais les autres établissements fourbissent également leurs armes.

"Nos quelque 45.000 utilisateurs récupèrent en moyenne un montant de 11 euros par an, mais les plus actifs peuvent dépasser les 1.000 euros."
Davy Kestens
CEO de Cake

Ce mercredi, c’est Argenta qui annonce la conclusion d’un partenariat avec Cake, la fintech lancée par Davy Kestens, déjà fondateur de Sparkcentral. La solution de cashback sera automatiquement intégrée à l’application Argenta à partir de cet été. Elle permettra à ses clients qui le souhaitent de récupérer de petits montants lors de leurs achats chez une cinquantaine de partenaires parmi lesquels figurent Foodmaker, Ava, Lukoil ou encore Torfs. "Nos quelque 45.000 utilisateurs récupèrent en moyenne un montant de 11 euros par an, mais il y a de grosses disparités", explique Davy Kestens. Les plus actifs engrangent même plus de 1.000 euros sur une année.

Activités historiques

"L’an passé, l’usage de notre app a augmenté de 20% pour atteindre les 560.000 utilisateurs", explique Marc Lauwers, le CEO d’Argenta. "Nous voulons nous orienter vers l’open banking, mais en restant concentrés sur nos activités historiques. Nous n’allons pas proposer du football sur notre app, par exemple", indique-t-il dans un clin d’œil, en référence à KBC.

Le bancassureur avait en effet secoué le marché en annonçant l’été dernier racheter un lot de droits télévisuels de la Pro League. KBC a opté pour un modèle proposant un grand choix de services, parfois bien éloignés des activités bancaires ou d’assurances. Belfius a également choisi un éventail assez large de fonctionnalités et des partenariats exclusifs avec Immovlan ou Proximus au sein de la coentreprise Banx. BNP Paribas Fortis a pour sa part développé une offre en termes de mobilité, tandis qu’ING fournit elle aussi un système de cashback à ses clients.

Dividende de données

Argenta, cinquième banque du royaume, a décidé de prendre cette direction et étudie déjà d’autres solutions pour ses clients. Parmi celles-ci pourrait figurer l’idée d’un dividende de données, dont jouissent déjà les usagers de Cake. "Contrairement à Facebook, nous pensons que le client doit également gagner de l’argent quand il met ses données à disposition de tiers. C’est pourquoi chaque mois nous versons la moitié des revenus générés par ces données à nos utilisateurs", explique Davy Kestens.

"Contrairement à Facebook, nous pensons que le client doit également gagner de l’argent quand il met ses données à disposition de tiers."
Davy Kestens

Cette formule ne sera cependant pas appliquée chez Argenta dans un premier temps. "Nous voulons d’abord que nos clients aient confiance dans les autres services disponibles. Nous n’entreprendrons jamais rien avec leurs données sans qu’ils aient été parfaitement informés et qu’ils aient donné leur consentement. Celles-ci seront toujours agrégées et traitées de manière anonymisée", souligne Marc Lauwers. En incorporant les cashbacks Cake dans son app, Argenta entend d’abord fidéliser sa clientèle existante avant d’attirer des prospects.

Ambitions internationales

Pour Cake, cet accord non exclusif avec Argenta et ses 1,27 million de clients belges doit constituer un beau tremplin. La fintech espère séduire encore d’autres institutions et lorgne même l’étranger, "mais aucun accord n’est encore conclu", précise Davy Kestens.

Afin de financer ses ambitions, Argenta a octroyé un prêt convertible d’un million et demi d’euros à la start-up. Le bancassureur aura dès lors la possibilité d’entrer dans le capital de Cake au cours de la prochaine levée de fonds.

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