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Axa Banque attendra encore avant de tomber dans le giron du Crelan

Crelan avait annoncé le rachat d'Axa Banque en octobre 2019. Depuis l'opération est épluchée par les régulateurs. ©Photo News

Un supplément au prospectus annonce un nouveau report dans la finalisation de l'acquisition d'Axa Banque par le Crelan. La BCE exige de nouvelles précisions.

Octobre 2019. Crelan signe le rachat d'Axa Banque pour quelque 540 millions d'euros (et le transfert du pôle assurance de Crelan à Axa). Depuis, les convoyeurs attendent... la finalisation de l'opération.

540 millions
d'euros
En octobre 2019, Crelan acceptait d'acheter Axa Banque pour 540 millions d'euros cash et le transfert de son pôle assurance à Axa.

Désormais, un supplément au prospectus rédigé par Crelan porte au 31 décembre 2021 la date butoir, sans toutefois exclure un nouveau report.

"Le dossier de reprise est toujours en traitement auprès de la Banque nationale de Belgique et de la Banque centrale européenne, et les échanges avec ces autorités ont mené le groupe Crelan à revoir le calendrier de reprise et la structure financière mise en place pour réaliser cette reprise tels qu'ils sont décrits dans le prospectus, en particulier dans la section 5.18. relative aux contrats importants", lit-on dans le document.

Points à problèmes

Interrogé en juin 2020, Philippe Voisin, le CEO de Crelan, se voulait pourtant optimiste: "Les chiens aboient, la caravane passe." Il évoquait alors une finalisation avant la fin de l'année. Alors qu'est qui coince?

À l'époque, la BCE avait déjà fait part de multiples griefs, notamment au sujet du financement, des systèmes IT et de la nomination de certains administrateurs. En novembre 2020, le financement restait toujours un point d'attention du régulateur central désireux d'un complément d'information.

Troisième version

Il y a quelques jours, le magazine Trends affirmait que la Banque centrale européenne (BCE) offrait une troisième chance au Crelan pour adapter ses plans d'ici au mois de septembre; un "ultimatum". Trends évoque la pression de la BCE pour obtenir un plan financier plus solide, avec davantage de garanties d'une migration IT sans problème.

"Cette date du 31 décembre dépend du feu vert de la BCE et de la BNB, mais nous sommes confiants."
Ortwin De Vliegher
Porte-parole de Crelan

Trends ajoute que, selon ses informations, le leverage ratio du nouveau groupe fusionné serait trop faible par rapport au minimum requis. "Cela veut dire que les trois investisseurs (AXA, Amundi en Allianz) doivent se remettre autour de la table afin d'un apport en capital et donc un support accru du risque."

Dans le chef du Crelan, on se refuse à tout commentaire si ce n'est de réitérer sa confiance. "Cette date du 31 décembre dépend du feu vert de la BCE et de la BNB, mais nous sommes confiants", explique Ortwin De Vliegher, porte-parole.

Numéro 5 belge

Pressé par les régulations et les besoins en IT, Crelan voyait dans cette acquisition une opportunité de croissance. Le nouveau groupe se situerait juste après les big four (BNP Paribas Fortis, KBC, ING et Belfius). Mais, la fusion était synonyme de doublons dans le réseau (1.141 agences au total), ce qui avait déjà mené à des annonces de réduction de voilure.

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