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Banques dopées par un recul du coût du risque

KBC a engrangé des résultats meilleurs qu’attendu par les analystes. Il reste que le profit net enregistré au titre du deuxième trimestre, soit 149 millions d’euros, est parmi les moins élevés de ces dernières années. Il était régulier, au cours des trimestres des années 2006 et 2007, que les résultats de KBC frôlent le milliard d’euros!

Ce vendredi, ce sera au tour de Dexia de communiquer ses chiffres trimestriels. Et, même s’il y a des chances qu’ils répondent au consensus du marché, il y a fort à parier que les résultats seront aussi très inférieurs à ceux auxquels on avait été habitués avant le début de la crise financière.

périmètre réduit

C’est que, beaucoup plus que nombre de leurs concurrents, comme la britannique HSBC, la française BNP Paribas et l’espagnole Santander, pour ne citer qu’elles, les banques belges ont sensiblement souffert de la crise financière qui continue, comme l’indique KBC, à affecter leurs affaires.

Leur survie, on le sait, elles la doivent aux aides financières consenties il y a deux ans par les pouvoirs publics, et qu’elles se sont engagées à rembourser dans des délais bien définis. C’est ainsi que, dans ce cadre, KBC et Dexia ont programmé la cession de plusieurs de leurs activités, dont certaines sont déjà effectives à ce jour. Avec pour conséquences, que le périmètre de leurs activités s’est considérablement réduit et que les chances de retrouver les niveaux de bénéfice d’antan s’amenuisent.

On ne peut s’empêcher d’opposer à ces exemples les cas, notamment, des banques BNP Paribas, Barclays ou Santander. Ces trois institutions ont plutôt profité de la crise pour élargir leur périmètre d’activité. Ce n’est dès lors pas vraiment un hasard si BNP Paribas et la banque britannique Barclays comptent parmi celles qui ont publié ces derniers jours des résultats finaux supérieurs à ceux réalisés il y a un an.

BNP Paribas a acquis les activités belgo-luxembourgeoises de Fortis, et Barclays une partie importante des activités américaines de Lehman Brothers.

effets comptables

Les belles performances affichées par ces banques — auxquelles on peut encore joindre celles d’UBS et de HSBC — rassurent. Sans doute autant que les résultats des "tests de résistance" récemment subis par 91 banques de la zone euro. En Bourse, les cours de leur action ont accentué leur remontée.

Il reste que ces nouvelles favorables ne permettent pas de penser que l’horizon est totalement dégagé pour le secteur bancaire. D’abord, et cela concerne toutes les banques, parce que ces bons chiffres sont dus à des effets comptables, avec surtout une baisse des provisions pour risques liés au crédit, et non pas à l’amélioration des fondamentaux de leur activité. Ensuite, parce que l’environnement économique toujours incertain et la perspective d’une nouvelle réglementation dans le secteur bancaire incitent à tempérer l’optimisme. L

 

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