Barclays affiche ses ambitions dans la banque de détail en Europe

La banque britannique Barclays, qui a traversé la crise financière sans trop de difficultés, a affiché jeudi ses ambitions en Europe de l'Ouest, notamment en France où elle veut séduire un vivier de cadres supérieurs qu'elle dit boudé par les grands réseaux.

(afp) - La division de banque de détail mondiale (Global Retail Banking, GRB) du groupe veut se hisser dans le "top 5" en Espagne et au Portugal, où elle se classe pour l'instant huitième, a déclaré au cours d'une conférence de presse à Londres Leo Salom, qui dirige les activités de détail en Europe occidentale.

En Italie, la banque à l'aigle veut aussi se hisser parmi les cinq principaux établissements, mais dans une dizaine d'agglomérations ciblées, principalement dans le nord du pays, qui concentrent la clientèle aisée.

La France figure également dans son collimateur. La banque, qui ne compte pour l'instant que 160.000 clients dans le pays, veut s'attaquer à une clientèle qu'elle définit comme les "mass affluent", c'est-à-dire les 4 à 5 millions de Français aux revenus conséquents (de l'ordre de 80.000 euros par an), pas assez riches pour accéder aux services exclusifs des banques privées, et qui ne trouveraient pas leur bonheur au sein des banques traditionnelles.

Barclays espère les attirer en leur offrant des services sur mesure, jusqu'ici réservés aux grandes fortunes. Dans un premier temps, elle veut porter sa clientèle aisée de 60.000 à 100.000 personnes fin 2011.

Mais Barclays, qui avait renoncé il y a trois ans à racheter la banque néerlandaise ABN Amro, face à la surenchère de sa rivale britannique RBS, qui a payé chèrement cette acquisition, a assuré qu'elle comptait atteindre ses buts sans acquisition d'ampleur, même si elle n'exclut pas d'étudier les opportunités qui viendraient à se présenter.

"Nos projets sont basés sur la croissance organique, mais bien sûr nous étudierons d'éventuelles acquisitions ciblées, à condition qu'elle remplissent nos critères financiers sévères", a déclaré Antony Jenkins, patron de GRB, au cours de la conférence de presse.

Il a cité en exemple les acquisitions récentes du portefeuille de cartes de crédit de Citibank en Italie et au Portugal, et celle de la division bancaire de l'assureur Standard Life au Royaume-Uni.

Et la banque n'a pas l'intention d'investir dans de nouveaux territoires en Europe, et se contentera d'étoffer sa présence dans les 21 pays du Vieux continent où elle est déjà présente, a-t-il ajouté.

 

 

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