Berlin et La Haye discuteraient d'une fusion entre Commerzbank et ING

©ROBIN UTRECHT

Selon certaines sources, les ministres allemand et néerlandais se seraient rencontrés afin de discuter d'un éventuel rapprochement entre les banques ING et Commerzbank.

Alors que le dossier Commerzbank-Deutsche Bank est définitivement enterré, l'état allemand étudierait l'éventualité d'un rapprochement de sa banque avec la Néerlandaise ING, entend-on.

Selon certaines sources, les ministres allemand et néerlandais des Finances se sont déjà rencontrés à cet effet au début du mois de mai. Une des questions abordées aurait été l'intention de déplacer le siège de la nouvelle entité à Berlin.

Le CEO d'ING Ralph Hamers était par ailleurs cette semaine au conseil économique en présence d'Angela Merkel afin de présenter les ambitions de sa banque en matière de numérisation, un point faible de certaines grandes banques allemandes.

L'annonce d'une telle possibilité par Bloomberg a fait grimper le titre de Commerzbank  jusqu'à 4% contre une hausse jusqu'à 2% pour ING . Aucune des deux enseignes n'a toutefois commenté l'information.

Les manoeuvres de l'Etat allemand

L'État allemand détient 15,5% de Commerzbank. Longtemps, il a oeuvré à un rapprochement avec la première banque du pays, Deutsche Bank, afin de créer un géant national. Après quelques mois de discussions, les deux banques avaient annoncé fin avril renoncer à un mariage

Déjà pendant les discussions entre les deux institutions allemandes, et surtout après, le nom d'ING avait été évoqué pour remplacer Deutsche Bank dans le deal. Interrogé sur une telle éventualité lors de la présentation de ses résultats, Ralph Hamers, le CEO d'ING s'était montré peu loquace.

Au rang des avantages d'un tel rapprochement, certains évoquent le souhait d'ING de quitter le carcan réglementaire néerlandais qui limite fortement la rémunération des dirigeants. La volonté du gouvernement allemand d'installer le siège de l'entité fusionnée à Berlin ne devrait donc pas poser de problème... pour la direction d'ING.  

Notons par ailleurs qu'on dit aussi l'Italien Unicredit caché en embuscade. Son patron Jean-Pierre Mustier tente toutefois depuis quelques semaines de minimiser tout intérêt pour la banque allemande .

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