BNP Paribas Fortis envisage de nouvelles augmentations de tarif

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Avec des revenus en baisse en Belgique en raison de la faiblesse historique des taux, BNP Paribas Fortis n'exclut pas d'augmenter ses tarifs à partir de janvier prochain. Ce pendant que les frais de gestion diminuent grâce au plan de transformation, selon la direction.

BNP Paribas Fortis n'exclut pas d'augmenter ses tarifs à partir de 2020, a indiqué Michel Anseeuw, directeur général du réseau retail, ce mardi, en marge de la présentation des résultats semestriels de la banque. C'est une des pistes envisagées afin de compenser la forte pression sur les marges exercées par les taux nuls et négatifs

Selon le CEO Max Jadot, les mesures prises par la Banque centrale européenne sont bien capables de soutenir l'économie, mais "cela a un effet sur les banques, et cela sera encore le cas dans les prochains mois".

"Nous suivons l'évolution de nos tarifs de manière continue. Si une augmentation des tarifs intervient, elle entrera en vigueur le 1er janvier et nos clients seront mis au courant en octobre. Il faut cependant souligner que les services bancaires sont moins chers en Belgique qu'à l'étranger", affirme Michel Anseeuw.

Les revenus en Belgique en baisse

BNP Paribas Fortis a enregistré des résultats "robustes" au premier semestre avec un bénéfice net de 1,050 milliard d'euros, en progression de 5%. Ce chiffre ne tient pas compte des résultats non récurrents, parmi lesquels figure la vente de la banque allemande Von Essen GmbH. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 4,014 milliards d'euros (+3,7%). 

Les revenus sont cependant en baisse en Belgique (qui représente 67% de l'activité du groupe), où l'impact de la chute des taux "commence à mordre sur les marges et les bénéfices", commente Max Jadot. Les rentrées sont en hausse de 10,4% pour les autres activités du groupe (qui comprennent notamment Arval, Leasing Solutions, les banques luxembourgeoise BGL, turque TEB et polonaise BGL).

Des frais en baisse grâce au plan de transformation

Les frais de gestion sur le marché domestique ont quant à eux diminué de 4% (à 2,517 milliards d'euros). Une baisse que BNPPF attribue à l'application du plan de transformation. Au début d'année, l'enseigne comptait encore 678 agences dans le Royaume. Fin juin, ce nombre était ramené à 640, et il devrait tomber à 590 d'ici la fin de l'année. Fin 2021, l'objectif est d'avoir "optimisé" le réseau en atteignant 411 agences. Une réforme qui aura pour conséquence la disparition de 2.600 à 2.800 emplois au total. Quelque 600 autres jobs doivent cependant être parallèlement créés.

Cette mutation de la banque est aussi justifiée par les nouveaux modes de consommation des clients, qui fréquentent de moins en moins les agences. Au cours du premier semestre, BNPPF a constaté une moyenne quotidienne de 1,2 million de contacts numériques. La fréquence de l'utilisation de l'app mobile a enregistré une progression de 27%, tandis que les contacts via le site web ont régressé de 7%.

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