BNP Paribas Fortis envisage de supprimer 2.500 jobs

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Une nouvelle diminution importante de l'emploi se profile chez BNP Paribas Fortis via des départs anticipés pour 800 collaborateurs, un plan de "mobilité externe volontaire" et des départs naturels non remplacés.

Une mauvaise nouvelle pour l'emploi se profile chez BNP Paribas Fortis. L'enseigne bancaire envisage la réduction de 2.500 emplois sur trois ans (2019-2020-2021), a-t-on appris à bonnes sources. La banque utilisera plusieurs leviers pour ce faire:

  • un nouveau train de départs anticipés, proposé à 800 collaborateurs (EDP ou 'early departure plan') ;
  • un plan de "mobilité externe volontaire" pour inciter celles et ceux qui le souhaitent à trouver un job hors de la banque, à la manière de ce que ING Belgique a mené lors de sa restructuration ;
  • le non-remplacement de centaines de départs naturels (retraite, nouveau job,....).

Contactée, la banque ne souhaite pas commenter. BNP Paribas Fortis entend faire le point lors de la publication de ses résultats annuels 2018, le 15 mars prochain.

Cette formule d'"early departure plan" (EDP), déjà utilisée par la banque, permet au salarié en fonction de son âge et de son ancienneté de profiter d'un départ, accompagné du versement d'une partie de son salaire fixe et d'autres avantages comme l'assurance-groupe et/ou l'assurance-hospitalisation.

Dans ce contexte, le SETCa a décidé de signer la convention collective de travail (CCT) dit de "garantie d'emploi", qui devrait également être validée par le syndicat chrétien. Les libéraux ont fait part de leur désaccord. La banque voulait obtenir l'accord de deux des trois syndicats avant de passer à l'action. BNP Paribas Fortis liait cette CCT sur l'emploi à une autre CCT portant sur l'organisation du travail, dont la principale mesure est de ramener le temps de travail aux normes du secteur, soit 35 heures.

"Un cas de conscience"

"Nous sommes donc confrontés à un cas de conscience sans précédent au sein de la banque: impacter l’ensemble du personnel sur la nouvelle organisation du travail pour éviter ce qui pourrait devenir un drame social pour une partie importante de celui-ci", lit-on dans un communiqué du SETCa. Les moyens que va débloquer la banque pour les départs anticipés seront avancés à la condition que l'autre CCT soit également signée. Sans cela, la perspective de 1.000 licenciements secs était sur la table

Le syndicat rappelle les efforts déjà effectués par le personnel: importantes réductions de l'emploi, fermetures d'agence, charge de travail grandissante.... La banque emploie quelque 13.000 équivalents temps plein (ETP, fin 2018), soit 2.500 de moins qu'il y a 5 ans. 

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