BNP Paribas Fortis veut encore rationaliser

Max Jadot, CEO de BNPPF: " En 2013 nous nous sommes pleinement attachés à améliorer le service fourni à nos clients et à renforcer le rôle de la banque dans le financement de l'économie". ©Thierry du Bois

La première banque du pays affiche un bénéfice de 638 millions d'euros pour 2013. C'est plus du double par rapport aux chiffres de 2012. BNP Paribas Fortis constate aussi que les crédits à la clientèle et les dépôts ont augmenté. Il augmente sond ividende, de 53 cents à 80 cents.

Pour son exercice annuel 2013, BNP Paribas Fortis annonce un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 638 millions d'euros, plus du double de celui de 2012 (313 millions). Le groupe attribue cette amélioration à quatre facteurs:

• une bonne performance commerciale en 2013
• des revenus complémentaires générés par les nouvelles activités Specialised Finance, Leasing et Factoring
• la maîtrise des frais de gestion
• un coût du risque modéré.

Max Jadot, le CEO de BNP Paribas Fortis, commente les points forts du bilan: "Nous avons affiché un bénéfice net de 638 millions EUR dans un contexte de reprise économique très lente. Les activités Leasing, Factoring et Specialised Finance, nouvellement ajoutées, ont signé de bonnes performances et renforcé l'offre de services internationaux à disposition de nos clients entreprises. En parallèle, le coût du risque est resté modéré. Ces accomplissements ont tous été réalisés sans que nos coûts augmentent".

Quid de la "rationalisation"?

Quid de la "rationalisation"?

Personnel: pour 2014 et vraisemblablement les années suivantes, l'emploi net devrait se réduire de 500 unités par an, ce qui correspond à environ 800 départs naturels et à quelque 300 engagements.
Agence: concernant le réseau d'agences, BNP Paribas Fortis prévoit, comme déjà annoncé, d'en réduire le nombre de 151 entre 2012 (936) et 2015 (785).

Le résultat d'exploitation est de 1, 676 milliard, en hausse de 49% par rapport à 2012. Le produit net bancaire s'élève à 6,515 milliards (+ 634 millions  par rapport à 2012). La marge nette d'intérêts est de 4,439 milliards, en baisse de 18 millions.

 

 

En Belgique, les dépôts à la clientèle grimpent de 3,9%, à 105 milliards d'euros. L’encours des crédits progresse de 2,4 % à 86 milliards.

Le total bilantaire baisse de 4%,  à 261 milliards d'euros, suite aux programmes de réduction et d'optimisation du bilan.

Le coefficient de solvabilité Tier 1 de Bâle II s'élève à 14,8%.

→ Dividende Le Conseil d'administration va proposer un dividende de 0,80 EUR par action, payable en numéraire. L'année précédente, le dividende était de 0,53 euro. L'Etat belge ne profitera pas de ce dividende augmenté puisqu'il a vendu l'an derneir, les 25% de participation qui lui restaient au groupe BNP Paribas.

Alors, tout va bien? "Nous pensons que la banque a un ratio coûts-revenus historiquement trop élevé. Nous sommes à 74% et nous voulons nous situer en-dessous des 70%, l'objectif étant 68%", a expliqué Max Jadot.   Pour ce faire, la banque poursuit ses plans et entend travailler à la fois sur une croissance de ses revenus, malgré un contexte de taux historiquement bas, et sur une stabilisation de ses coûts.

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