Publicité

BNP Paribas: vers une amende d'un milliard de dollars aux USA?

©REUTERS

Des banques dont BNP et UBS seraient proches d'un accord avec la justice américaine pour solder des poursuites sur des soupçons de manipulations des changes. La pénalité financière serait d'un milliard de dollars par banque...

Un groupe de grandes banques, dont la française BNP Paribas et la suisse UBS , sont en discussions avancées avec le ministère américain de la Justice pour solder des poursuites sur des soupçons de manipulations des changes, a indiqué une source proche du dossier.

Les négociations se sont accélérées ces dernières semaines entre le département de la Justice (DoJ), et un accord global est prévu pour le mois de mai, a ajouté cette source qui a requis l'anonymat.

Les banques impliquées sont les américaines JPMorgan Chase et Citigroup et les britanniques Barclays et RBS . La suisse UBS, qui a collaboré avec les autorités américaines depuis le début de l'enquête, en fait aussi partie de même que la banque française BNP Paribas.

Cependant, la banque française BNP Paribas a démenti, affirmant  qu'elle ne fait pas partie du groupe:  "BNP Paribas ne fait pas partie de ce groupe de banques que vous citez comme étant proches d'un accord avec les autorités américaines", écrit à l'AFP Bertrand Cizeau, le chef de la communication de l'établissement européen.

• Combien? La pénalité financière serait d'un milliard de dollars par banque pour ne pas poursuivre l'affaire en justice, a encore indiqué la source.

Mais les traders impliqués ne sont pas concernés par ces discussions et devraient, eux, être poursuivis.

Le montant de 1 milliard, quoiqu'important, est bien moindre que celui de l'amende précédente aux USA. Pour rappel, en juin 2014, BNPP avait accepté de s'acquitter d'une amende record de 8,97 milliards de dollars et de plaider coupable de deux chefs d'accusation dans le cadre d'un accord avec les autorités américaines qui lui reprochaient d'avoir contourné pendant plusieurs années des règles d'embargo s'appliquant aux transactions en dollar, notamment au Soudan et en Iran.

Les négociations bloquent toutefois encore sur un point crucial: le ministère, très critiqué par le grand public pour n'avoir toujours pas fait de procès contre une seule grande banque depuis la crise, souhaite que ces établissements financiers plaident coupables.

Les divisions Criminelle et Antitrust mènent actuellement "une investigation active", a simplement déclaré un porte-parole du ministère.

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés