Cent "seniors" de chez Axa payés pour rester à la maison

©PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN

Une centaine de travailleurs âgés seront payés par Axa Banque pour rester à la maison. La banque paiera une "amende" de 15% pour ce plan de départs anticipés.

Chez Axa Banque, près de 100 travailleurs seniors pourront rester à la maison tout en conservant une partie de leur salaire. La banque, qui emploie plus de 850 personnes en Belgique, va à l’encontre de la volonté du gouvernement fédéral, qui vise à maintenir plus longtemps au travail les travailleurs âgés. Suite à l’accord gouvernemental de l’été 2017, un système d’amende – officiellement une "prime d’activation" représentant de 10 à 20% du salaire du travailleur mis de côté – a été mis en place pour décourager les entreprises de procéder à des départs anticipés. Chez Axa, on confirme que la banque paiera un supplément de 15% à l’ONSS.

50
AXA Banque continue d’embaucher, en dépit des départs à la retraite anticipés. L’an dernier, la banque a embauché 50 nouveaux collaborateurs.

Le CEO d’Axa Banque Belgique, Peter Devlies, souligne qu’il ne s’agit pas d’une rationalisation. "Nous ne sommes pas en phase de réduction des coûts. Il ne s’agit pas d’une restructuration et nous n’avons pas pris des mesures sévères."

En réalité, ce sont les travailleurs eux-mêmes qui réclament ce type de plan. "Plusieurs personnes considèrent que le monde et la technologie évoluent trop vite et qu’elles ont du mal à absorber tous ces changements. Je peux les comprendre. Nous leur avons fait une proposition facultative", explique Devlies. "D’autres déclarent qu’elles aiment le changement. C’est tout aussi bien. Elles restent avec nous."

50% du salaire

L’an dernier, les travailleurs qui atteignaient l’âge de 60 ans avant la fin 2020 pouvaient souscrire au programme de fin de carrière anticipée. Un peu moins de 100 personnes l’ont accepté. Elles quitteront l’entreprise dans le courant de cette année et de l’an prochain, lorsqu’elles auront 60 ans. La banque continuera à leur payer 50% de leur salaire, un montant qui pourra être complété par un crédit-temps.

"Nous ne sommes pas en train de réduire notre personnel", insiste Devlies. "Nous continuons à recruter. L’an dernier, nous avons embauché 50 nouveaux collaborateurs. Avec la croissance que nous connaissons, nous avons besoin de personnel. La banque reste un people’s business."

L’an dernier, le renvoi à la maison – avec salaire – de 85 collaborateurs de la Banque nationale avait provoqué une onde de choc au sein du monde politique.

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