Changements à la tête de HSBC

Douglas Flint, nouveau président de HSBC

La première banque britannique, HSBC, a nommé vendredi à sa présidence son actuel directeur financier Douglas Flint, et a annoncé simultanément le départ de son directeur général Michael Geoghegan, qui sera remplacé par le patron de ses activités d'investissement, Stuart Gulliver.

La première banque britannique, HSBC, a nommé vendredi à sa présidence son actuel directeur financier Douglas Flint, et a annoncé simultanément le départ de son directeur général Michael Geoghegan, qui sera remplacé par le patron de ses activités d'investissement, Stuart Gulliver.

Flint remplacera le président Stephen Green à compter de début décembre, avant que ce dernier ne fasse son entrée au gouvernement britannique, où il a été nommé secrétaire d'Etat au Commerce.

Stuart Gulliver remplacera quant à lui Michael Geoghegan au 1er janvier prochain, celui-ci ayant décidé de quitter le groupe.

Selon la presse britannique, Geoghegan, qui était directeur général de HSBC depuis 2006, a préféré s'en aller car il considérait que la présidence de la banque aurait dû lui échoir, conformément à une tradition en vigueur au sein du groupe, qui veut que le directeur général soit promu président lorsque le poste devient vacant.

HSBC précise que M. Geoghegan recevra une prime de départ contractuelle de 1,42 million de livres soit près de 1,7 million d'euros. Il pourrait se voir attribuer en plus une prime annuelle au titre de l'exercice 2010, conformément à ses conditions de rémunération.

De plus, après son départ, il travaillera encore pendant trois mois pour le groupe en tant que consultant, une mission qui sera payée 200.000 livres, somme qu'il s'est engagé à verser à des oeuvres de charité.

HSBC a expliqué que son comité de nomination avait choisi  Flint à l'unanimité, après avoir dûment consulté des investisseurs institutionnels clés, parce qu'il était "le meilleur, en interne et en externe, pour le poste".

Elle a émis au passage des commentaires élogieux sur Geoghegan, soulignant que sous sa direction, "HSBC est devenue la marque mondiale numéro un de services financiers", et qu'elle lui devait "une lourde dette" pour avoir notamment aidé le groupe à traverser la crise financière sans réels dommages.

Ce remue-ménage choc à la tête de la première banque britannique a été déclenché par l'entrée de Green au gouvernement. Geoghegan, qui espérait lui succéder, avait pris ombrage du fait que le conseil administration lui préfère d'autres candidats, et fait savoir qu'il quitterait son poste dans ce cas, d'après des informations de presse.

Cet affrontement sans précédent, dans un établissement qui cultive une image de calme et de sagesse, a suscité beaucoup d'émoi dans la City, certains banquiers, sous couvert d'anonymat, s'étant étonnés de voir la banque transformée en "noeud de vipères" et d'avoir succombé à de la "folie pure".

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