Chez BNPP Fortis, les syndicats disent "non" ou "bof"

©Photo News

BNP Paribas Fortis propose de revoir une série de points dans l’organisation du travail, en particulier l’augmentation du temps de travail.

BNP Paribas Fortis attend pour ce mardi la position des syndicats sur ses propositions déposées récemment sur la table des négociations sociales. La banque propose de revoir une série de points dans l’organisation du travail, en particulier l’augmentation du temps de travail de 12 minutes par jour, pour s’aligner sur la norme en vigueur dans le secteur, soit 35 heures par semaine.

Pour le syndicat libéral, c’est non. Pour les autres, la copie de la direction est à améliorer.

BNP Paribas lie cette discussion à la prolongation pour deux ans (2019-2020) de "la garantie de non-licenciement", la précédente étant venue à échéance fin 2018. Cette "garantie" ne signifie pas pour autant que le niveau d’emploi serait maintenu, puisque la banque envisage de réduire les effectifs par des mesures "soft", notamment des départs anticipés ("early departure plan"). Une méthode à laquelle la banque a déjà eu régulièrement recours précédemment.

Le syndicat libéral (CGSLB) a déjà fait savoir sa position et c’est un "non" catégorique. "Nous n’accepterons jamais que nos collègues doivent mettre la main à la poche (via une augmentation du temps de travail à salaire égal, NDLR) pour permettre le départ anticipé d’autres collègues", lit-on dans un tract "bleu" ce lundi.

Selon nos informations, les syndicats chrétien (LBC/CNE) et socialiste (SETCa/BBTK) ne ferment pas la porte mais attendent de la direction qu’elle améliore sa position. Contactée, la banque ne commente pas.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés